La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

102 LA REVUE SOCIALISTE cirque sous Constantin l'Excrémentiol. la larnentabble chute de l'empire romain. Largement conçns, d'une exécution puissante, ces deux livres, en dehors de leur rare valeur artistique, valaient eucore par une idée qui les reliait et à laquelle d'ailleurs se seraient rattachées les œuvres suivantes, l'examen de l'antagonisme entre l'aristocratie et la démocratie aux diverses époque3 où Lombard plaçait l'action de ses livres. - Cette idée dovai t s·affirmer encore davantage dans Comniune .' Un livre qni demeure inachevé et qui devait être consacré 1;\. l'étude du vaste mouvement libertaire qui illumina le moyen-àge. Quelques fragments de ce livre ont paru dans diverses revues, les Annales a1·tistiques et litte>YliJ'es et la Caravane entre autres. Entre l'Agonie ot Bv~ance, Jean Lombard avait donné chez Edinger dans la petite bibliothèque populaire, Lozs 11lajow·ès, un roman moderne très observé et très vécu aussi, presque une autobiographie. Majourès, cet honnête homme, ce grand esprit, cc généreux cœnr, dont le peuple méconnaissait le d~vouemcnt, et qui contre l'ingratitude de tous, même de ses proches, conservait l'àme haute, c'était beaucoup notre pauvre cher mort. Il y avait dans ce livre, en outre, l'étude d'un projet de colonisation collectiviste agricole des plus intéressants. Peu après Lois ,.lfajourès, paraissait Aclel un poème d'un vigoureux s~·mbolysme que M. Théodore Jean appréciait en de dignes et belles pages. Un autre livre de Jean Lombard allait paraitre quand la mort l'a surpris: u,i Volontaire de 1792. (Psychologie militaire et révolutionnaire). Lo vol urne sera mis on Yente dans quelques jours.- J'ai la préface sous les yeux.. On me permettra d'en citer un passage important. Jean Lombard y affirme sa foi en une idée qui nous est chère, qu'il part.ageait avec nous, qu'il a défendue, au reste, ici même dans un articlG intitulé: l'Art et la Dem,ocratie. Enfin, Jean Lombard avait fait accepter au théàtre d'Art: les Chrétiens, un drame qui nous l'espé1·ons sera joué cet hiver, - et il commençait un nouveau roman, l'Affamé dont le titre nettement significatif, indique suffisamment la tendance. Une telle œnvre déjà accomplie n'était-elle pas faite pour donner les • plus belles espérances? Kous en étious sûrs, notre àmi devait être un des meilleurs, un des plus vaillants parmi les chefs de l'Art nouveau. Devenu tout à fait des notres, fixé près de nous, à Charent,Jn-le-Pont, avec sa courageuse femme et ses enfants, trois petits qu'il adorait, fraternellement accueilli par tous, plein d'entrain, toujours plein d'ardeur et de foi, la vie moins dure désormais, que d'autres grandes chose~ il nous était permis d'attendre de Lombard! Hélas! il s'en est allé, à l'heure

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