10 L.\ REVUE SOCIALISTE gnie parisienne pour sa moitié dans l'actif net, mais elle aura à :sa disposition un ensemble de bén{,ficos nets de 61 millions. Admettons qu'elle réduise le prix du gaz à 0,20, elle aurait encore à porter i~ son budget, d'après une consommation de 525 millions do mètres cubes dont 450 millions pour les particuliers, au moins 30 millions. En effet 525 millions de mètres cubes représentent, aux conditions actuelles, une dépense de 68 millions, qu'avec les frais de gestion on peut porter à 72 millions. La recette brute aux conditions actuelles, mais avec le prix de 0,20 sur 450 millions de mètres cubes, dépasserait 102 millions. L'éclairage public serait gratuit. Enfin, la Ville conserverait pour toujours la disponibilité des plus-valnes, à partir de _1905. Ces plus-values lui permettraient, soit de diminuer ·1e prix du gaz;, soit d'augmenter les ressources de son budget. Cette dernière considération a une grande portée (1). Argumenter ainsi c'est-nettement conclure à la transformation du monopole à la Compagnie du gaz en service communal. Aux objections faites par des outranciers du libéralisme, M. Fournier de Flaix fait denx réponses : « Voici la première, dit-il, l'industrie du gaz est très simple: elle ne recèle aucun mystère, los villes peu vent fort hien produire et vendre leur gaz; aussi, la tendance est-elle en ce sons. Des villes comme Manchester, Brnxelles ont pris ce parti. Elles s'en trouvent fort bien. C'est ce que fera certainement la ville de Bordeaux dans dix-huit ans. Elle sera alors en mesure de porter à son budget 3 millions et do réduire le prix du gaz à 0,15. « Voici la seconde: la Ville de Paris s'est trouvée placée, à l'égard de la Compagnie des eaux, exactement dans la situation qu'elle a actuellement devant la Compagnie parisienne. Elle a compris la nécessité, en ce qui est la fourniture d'eau, d'être entièrement maitresse chez; elle. Elle a donc modifié les conditions de la concession de la Compagnie des eaux. Celle-ci est devenue une régie intéressée qui applique les tarifs de la Ville, qui remet tous les' produits à la Ville, moyennant une retenue pour payer ses services. « Il n'en doit pas être différemment pour le gaz. De Compagnie fermière, la Compagnie parisienne doit se transformer en une Compagnie de régie; elle appliquera les tarifs de la Ville; elle représentera la Vil-levis-à-vis de la clientèle; elle procnrera. (1). Fournie1· de Flaix, dans le Journal des Economistes, 18S6,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==