MOUVEMENT SOCIAL EN FRA'.'<C'l': Et A L1~:TRANGER 103 Cette finale un peu brève indique suffisanim0nt la précipitation avec laquelle nous devons terminer hàtivement cc bulletin, que nous sommes également o!Jligé d'éconrter, ù cause de l'espace restreint qui nous est accordé cette fois. Nous ne pouvons que mentionner la propension actuelle, si peu encouragée, des syndicats à se multiplier et à se fortifier, l'agitation pour la mise en interdiction de'3 bureaux de placement. Tous ces progrès de l'esprit d'association et de solidarité auraient eu besoin d'ètre soigneusement analysés et commentés. Nous ne pouvons que les signaler. Il en est de même des résolutions votées par le congrès clu pa1·ti ouv1•ier (fraction allemaniste). Voici les pl'incipales: Règlementation du travail. - Journée de 8 heures. - Minimum de salaire. - Suppression du marchandage et du travail aux pièces. - Suppression des armées permanentes et de l'éducation militaire donnée dans ltls écoles. - Armement du peuple. - Fédération internationale des groupes socialistes. - Economisation _du sou rédempteur des cotisations destinées ~l la propagande préparatrice <lela grève générale. Ajoutons pourtant, à l'éloge des organisateurs et des membres de cet important congrès des travailleurs de France et d'Algérie, que la question du prolétariat agricole a été traitée avec un luxe de statistique auquel nous avaient peu habitués les congrès ouvriers, et aussi avec le désir nettement formulé de voir les militants présenter le socialisme sous un aspect moins farouche. qui n'effrayàt pas les paysans. Désormais le prolétariat agricole ne sera plus négligé, des réunions seront organisées dans les petits centres, on y distribuera des journaux, des brochures et des almanachs, et l'on s'efforcera de démontrer aux ouvriers des champs et aux petits cultivateurs, - que la franchise douanière est indispensable à la bonne production du sol, -que les deux millions de paysans, qui depuis vingt ans ont abandonné le sol pour le magasin ou l'usine, ont occasionné la diminution du salaire des ouvriers des villes et l'appauvrissement des terrains de culture, - et que tous doivent Inttnr contre les gros propriétail'es terriens et ne pas abandonner la glèbe qu'ils ont faite leur propriété par des siècles de travajl. l'i'ous ajournons aussi l'examen du projet ministériel sur les retraites ouvrières, que quelques-uns estiment peu pratique ou trop onérPux pour le budget tel qu'il est établi actu0llement. Pour ne pas laisser préjuger notre jugement, nous donnons seulement aujourd'hui, quitte à y revenir, l'opinion d'un.journal socialiste étranger, le Peuple de Brnxelles:
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==