La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LA LÉGE1'1JE DE YICTOE lll:GO îl:S auditeurs 1 >> (Xuméro du 27 aoùt); contre Proudhon parce qu'il est " un petit homme ù figure commune; un misérable avocat du p.-uple; » contre Ledru-Rollin parce que ses cil'culaires ont plongé la civilisation dans une anarchie de quatre mois et dans une gu<'rrc civile de quatre jours. D<'puis l<' !?-1 février jusqu'au 2-1juin ~I. Ledru-Rollin a été un dr ceux qui ont le plus contribué à frayer la route à l'abime.» (Xuméro du 6 août) . .Jlais c·est en poursuirnnt de ses injures, de ses colères et de S<'Sdénonciations les vaincus de Juin, quc l'Evé11e;,1ent don ne la mesure de son profond amour pour la République. Ecoutez, c'est l'auteur des Chûti,11ents q11i parle. "Hier, au sortir de la plus douloureuse corruption, cc qui se déchaina, ce fut la cupidité; ceux qui avaient été les pauHes 11·c,1renLqu'une idée, dépouiller les riches. On ne demanda plus la vie, on demanda la bourse. La propriété fut traitée de vol; l'Etat fut sommé de nourrir à grands frais la fainéantise; le prcmir1· soin des gouvernants fut de distribuer, non le pou,·oir du roi, mais les millions de la liste ciYile, et de parler au peuple non de l'intelligence et de la pensée mais Ùl' la nourriture et du ventre ... Oui, nous sommes arrivés à cc point que Lous les honnèlcs gens, le cœur na Hé et le front pùlc, en sont réduits à admettre l<'S conseils de guerre en permanence, les transportations lointaines, les clubs fermés, les journaux suspendus et la mise en accusation des représentants du peuple. "(:\'umfro du 28 août). La dure nécessité qui navrait le cœur des honnètcs gens et l'endurcissait pour la répression impitoyable, obligeait Hugo à mentir impudemment. Le 28 août 1818, Yictor Hugo, pour exciter les conseils de guerre à condamner sans pitié, dénonce les vaincus comme des « pauvres qui n'eurent qu·une idée: dépouiller les riches.>>Deux mois auparavant, les pillards de Juin avaient envahi sa maison. Ils savaient qu'il était« u11 des soixante représentants en\'Oyés par la Constituante pour réprimer lïnsurrection et diriger les colonnes d'attaques.» Ils fouillèrent les appartements pour chercher des armes; ils virent pc11duau mur« un yatagan !urc,dont la poignée et le fourreau étaient en argent massif; ... rangés sur une table, des bijoux, des cachets précieux en or et en argent ... quand ils furent partis, on constata ... que ces mains noires de poudre ll·avaient touché à rien. Pas un objet précieux ne manquait." Ce sont h\. les propres paroles de Yictor Hugo, narrant le sac de sa maison par les pillards de Juin. Mais pour raconter la scène, il attendit que les conseils de gucrrc·cus::;ent terminé leur œuvre de répression; il était alor::; exilé. - Yictor Hugo n·stc toujours le mèmc, au milieu des circonstances l<'Splus

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