il0 LA REn;P.; SOC!.\ LISTE l'âge de 9 à 10 ans pour les filles, cl de 10 ù 11 ans pour les ga1·çons.L'engagemeut pour tous prrndrait la date m1'me de leur embarquement et ne pourrait excéder 15 années, à l'expiration drsquclles. il cesserait de droit. L'administration frrait alors compter à ces enfants à titre de dot, sarnir aux hommes ô00 fr. et aux femmes 500 fr. ~ Cc projet satisferait tout le monde, et lierait étroitement les colonies à la métropole. Les colons achetaient leurs négrillons des 2 et 4 cents francs; la mère patrie lrur fournit les petits blancs gratis. Les enfants blancs qui résisteraient au régime des coups de fouet et de tra,·ail des planteurs, recenaienl au bout de l:i ans, une dot de 5 à ü cents francs! La philanthropie bourgeoise qui a inYenté la prison cellulaire, le trarnil forcé des femmes rt des enfants clans les ateliers, qui valse et minaude d;,ns les bals de charité pour apaiser la faim des affamés, devrait reprendre le projet du général Hugo et en faire le complément de la loi des récidivistes. (1). IY. La révolution de 1830 désarçonne Yictor Hugo, mais ne l'empêche pas de continuer, comme par le passé, à toucher ses trois mille francs de pension S! honorablement gagnés. La prt•face drs 1'euilles d'Auto11ine, publiée en 1831, le montre hésitant, il nr, sait quel parti prendre. Il avait nout· des relations anc de jc11nrs et ardenls républicains qui, pour l"attirer, le flattaieut: ainsi la Biogt·aphie des conte,11pm•ai11s de Rab be, dit 1ue c Hugo avait chanté les trois jours dans les plus beaux Yersqu'ils avaient inspirés». ;\lais les doctrines républicaines, qui ue sarnient se don 11erdu poids aYecdes gratifications, peuétraieut difficilement (1) Monsieur Belton qui a fait des recherches sur la famille Ilugo, a découvert quo le vieux génëral écrivait et rimait en diable: A sa mort il a laisse une liste Je manuscrits: La cluchesse cl'Alba, le Tambow· Robin, l'He,·mite clti lac, /'Epée de Brennus, Perrine ou la S ouvelle Nina, L'intrigue cle cour, comi,Jie en trois actes, la Pennission, Joseph ou (Enfant t,·ouvé, etc., ces ounages sont perdus ou égares. Bien que Victor Hugo ne mentionne jamais les productions poétiques et romantiques de son pére, il les admirait beaucoup. Oaus une letttre adressée au géncral, et citée par~!. Bclton, il parle d'une piéce qui l'a « pénctré jusqu'au fond de l'âme"; dans une autre, il mentionne un poéme Lucifer qui l'a« transporté•· Si l'on ne co:maissait sa piété filiale, on s'étonnerait qu'il ne ~e soit jamais orcupé de sauver de l'oubli les œuvres « remarqua oies » de son père: lui qui a recueilli et si précieuserneut conserve ses moindres excréments Jittérairee, que pour leur péchè d'hugolatrie, Messieurs Vacquerie, ~Jeurice et Lefebue sont condamnés à publier, sinon à lire,
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