LA Lt:r.E:S-DE llE llC'TOR IIIJGO rlr Hrs, où i I Lrai ln Charles X de « roi-;;ol h·eau n eLse,;min islrr;, dr malandrins, qui « Yendrairnt la France anx Co:x'lrJ11esPl Lime aux hiboux.» ~fais afin <lr conserYC'rlrs pensions acquises, il irarda se;::Yers en porlefcnille jusqu·C'n 18üü: ils sont pnblil'.·s dnns Les C1tn11s011srtes Rues et ries Bois, sous le litre: .Ec,·it e11 182ï. Il est rrgretlnhle que \ïclor Hngo, an lic•n de prêter ù sa mi•re ~"~ opinions royalistes po11rp;illier son I écht'.·de royalisme, n"ait pas simplrment arnul'.· l;i Yt•rit,:,, q11iélait si honorable. En effet qu'y a-t-il de plus honorable que de gairner de l"argrnl? llngo Yrndait ;iu roi rt à ses ministre~ son talent l_yriqur, comme l'ingt'.•nieur et le chimiste lo11rnLa11x cnpitalistes IN1rs connais~ancrs mathi•rnaliques et chimiq11es; il détaill:iit sa mnrchandise intellectudle en strophes et en ode:-.comme l't'.•pici<'r et I<'mercier MbitPnt le11reotonna<l<'au mi·tre <"tleur huil<• en flncons. S'il aYait confessé q11'<'11rimnnt l"o<le s11,· /rr ,1(Jissn11c-e rl/1 ((11(' ri/' llo,•rfe(J1J,1' ou l'o<l<' ~11r son JJr,p/1;111(', 011 n'importe quelle autre de ses odes, il amit t•lt• inspiré etso11tenu par !"espoir <l11gain, il aurnil d11co11pconqui~ la ha11tec•stim<' dr la Bonrgroisir, q11ine connait que le rlo1111r111t,rlom1rl/ll, c•t J'éor1l ecl10,1r1e et qui n'admet pas que l"on distribne des vers, drs asticots ou drs sal'ates, gratis pi·o 1/('0. ronrnincur que Y. Hugo ne faisait pas dP «l'nrL pour !"art», mais produisait des Yers 1,our les vendre, la Ilonrg-roisir aurait imposi· silrncr aux plumitifs e1H-ieuxqui, sousLouis-Philippe, rqirochaientù l"l'.•criY/lin, srs gratificnlions ro~·all'S. Si le poëte arnit, Mns ambag-PsPl dl-tours. rxposé Ir ,fritabl<' motif de•sa conduite ro,ralistr, il aurait n•n<lu ,i la poésie française un srn·ice plus rét>l qu·pn <'.·rrh·ant lie,·nr11ti, Huy JJlns et surtout la préface de (' ,·0111well: i I au rait dol<'•la Franc<' de plnsirurs IIugos, birn qu·un seul ;rnffisr rt au-dPlù ù la gloirr d'un siècle. Baudrlairr, ret rspril mal Yenndan,-ce sii'clP de ~Irrcantilisme, ce mal appri • qui abominnil Ir com111crcr,se lamrntait dr cr que• lorsque Le poHe apparait en ce monde ennuyé Sa mère épourantèe et pleine tic blasphémes, Crispe ses poings ,·ers Dieu qui la prend en pitié. Pourquoi, dans lrs familles bourgeois1•s,drs imprécalions et ùrs colères accueillrnt Ir poëte à sa nais!-ance?Pnrce que, on a si sonl'ent rl'.·p<'.•téqur les potitcs vivent dans la pa11vrel(!et mrurent à l'hôpital, comme Gilbert, comme Malfilàtrr, que les pères et mèresont dû finir par croire qno poésieétait synonyme demisère. Mais si on leur ayait prouvé que daus ce siècle du Progrès, les ro- 'Jj
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