î0 1 LA RE\TE SOCIALISTE quïls ne ~arnicnt comment se débarrasser des 500 exemplaires de la première t'·dition, qui restaient en magasin. Louis X'i'Il1 oclro.rnitau poète.enscptcmbrel822,une pension de l000francssur sa cassetteparliculièrc cl, en février 1823, une secondepension de 2000 francs sur les fonds littéraires dn ministère de lïntéricur. Yictor IIuiro et sesdeux frères, Abel et Eugène, faisaient avec courage et te11aclié le siège de ces fonds li lléraircs: en 1821,ils seplaignaient amèrement rie ce que le ministère n'aYait pas snbventionné leur renw bi-mensuellc, Le Conservotew· litté1·ai1·e (1). Ils défendaient aYcc àpreté le fond des reptiles en même temps qu'ils rattaquaicnt avec conYoitise; ainsi le Conservateur s'indignait coutre Benjamin Constant, cet « ex-homme de lettres qui a fait refuser ù la Chambre 11110 somme de 40.000 francs destinée à donner des encouragements aux gens de lettres. Le but du député libéral est, dit-il, d'empêcher que cette somme ne serve ù soudoyer quelque pamphlétaire ministériel.» (2) Rogner les fonds secrets du ministre, c'était porter la main sur la propriété des Hugo. A la fin de l'année 1826, Yictor réclamait au vicomte de la Rochefoucauld une augmentation de la part qui lui revenait sur ces fonds: depuis que ma pension a été accordée, écrirnit-il, «quatre ans sesont écoulés et si ma pension est restée cc qu'elle était, j'ai eu du moins la joie (qui ne l'enchantait pas) de voir la bonté du roi augmenter les pensions de plusirurs hommes de lettres de mes amis et dont quelques-uns la dt'•passcntde plus du double. J\Ia pension seule étant restée stalionnairc, je pense, monsieur le vicomlc, n·ètre pas sans quelqur droit à une augmentation ... Je dépose aycc confiance ma drmande entre vos mains, C'n vous priant de vouloir la mellre sous les yeux de cc roi qui veut faire des beaux-arts, le fleuron le plus éclatant de sa couronne. » On nr tint nul compte de la demande si pressante et si motivée' du fidèle serviteur, qui pour se consoler, épancha son désappointement dans une pièce (1) Lt plainte de ces iutéressauts cl intèressés jeunes gens est touchante. • Le Consen:atew· n'a reçu aucun encouragement, du gou,·ernem~nt, disent-ils. D'autres recueils ont trouyi, moyen de faire bénéfice sur les fayeurs des ministres du roi, lcs~uels se sont souvenus des a,·antages de l'ëconomie, lorsquïl scst agi d'encourager un ouvrage assez maladroit pour se montrer royaliste et indépendant.• (Préface du troisième volume du Conservmew· littéraire). - Cependant page 361 du mi·mc recueil on lit : « L'ode sur la 11tort dit duc de JJe,-ry, insCrée daus la seplième linaison, ayant ètè commuuiquée par le comte <leNeufchf,tea11 au duc de Richelieu, président <lu conseil des ministres et zèle pour les lettres, qui l'ayant jugce digne d'être mise sous les yeux du Rui, sa Majesté do1ignaordonner qu·une gratification (sic) de 500 fr.ft\t remise à l'auteur, M. V. Hugo, en témoignage de son auguste sati5faction.n (t) Le Conservateur littéraire, vol. 2, p. 2'5.
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