LA XOUYELLE t;TIIIQCE 613 ou,·ert ou latent - est fatal; que la cat<'.•gorieindiddu, e nfin, a un sen,; distinct et séparé de la cat<'.•goriecommunau té 011 soriélt'•. Reconnaitre la fausseté de cette concC'ption , c·cst admettre en principe la M•pcndance de la morale, c'est poser en fait qu<' le de,·oir dérive des conditions matériellC's fronomiques rt ,;ociales, car dès que• la société exisl<', le sC'ntiment éthiqu<' doit C'XistC'raussi implicil<'mC'nt, sinon explicitement: le senliment moral étant, dans la sphère dC'sidl'-cs, le cor rélatif du fait de l'existence sociale dans la sphère rnatéricll<'. Il s sont donc aus;,i intimémcnt liL•s l'un ù l'autre que l'homme l'est it. son ombr,', rt de mêrnr que l'ombre porte l'C'mprrin lc dr l'homme ù qui cllr appartiC'nt, de même aussi l'Elhiq11< ' port<' crllc de la !-ocidé particulière dont clic émane. Fait que nous constatons purrment rt simplement et san• nous occupC' r de la quC'stionmétaphysiqu<' des baseset des causesprcmièrrs, cc qui dépassC'raitle but d<'cC'tartich'. Lr scnlinwnt du de\'oir pC'ut,apri•s C'Xamrn,Nrc réduit à crci : l'i11rfirùt11 11c se s11/fisru1I JiOS à lui-1111•111e,ses ues•iins, clëpnssr111t e ;•r1yo11 rie Sf'S possi/Jibil<1s pp,•so1111Pllf's, il doit c//e1·clie,· à se co111plélf',' r,u r/Phoi·s. Anl!·rmrnt dit, l'individu est dépendant, n·t'.•tantpas un tout complet rn lui-même, mais simpl<.'mcnt un L'IL•mrnt d'uu tout collrdif. c·cst une thèse banale <'11philosophie que la fin de toute réalité, de tout ètrr, est ù"arrivrr ,'t sa plus haute cxprrssion, c·csl-à-dirc de s e perfrclionnrr, d<'se complL•trr, dt• SC' rëolise,· rnfin. Or, scion moi, le srntiment moral, (et cr qui est la même chose à un d<'gré supérieur. le sentiment religieux) n'est autre qur la cons cience de lïnsufllsance de lïndi ridu, à réaliser la somme d e son indiridualité, et le dl'.•sir d"arriver ù. cette réalisation. Ceci étant admis, il serait absurde de prétendre fonder la morale sur 1111 calcul de profils et pertes en fareur do l'indiddu, autrrmcnt dil, sur lïntért;t personnel des utilitaires, et si la morale est ce point de l'individu qui proclame son iusutns ancc, à se satisfaire, il est él'idemment impossible d'extraire a ucune Hhiquc de lïndi\'iùualismc pur, puisque alors, l'éthique ne serait rien autre çhosc que la contradiction permanen te de lïndividu avec lui-même. A un certain point de vue, l'Ethique crùmcnt matérialiste de l'Ecole anglaise est encore moins admissible que la Yieillc Ethique théologique ou mystique, car celle-ci place du moins la racine du I,roblème de la morale dans le fait de l'insuffis ance de l'individu à se réaliser lui-mème, et admet quïl n'est p as un tout concret; la solution qu'elle offre, - qu·cn Dieu, der nière fin de toutes choses, l'homme trouvera cette perfection, cette
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