G30 LA REVUE SOCIALISTE NOS CAUSERIES DU VENDREDI De plus en plus suivies, nos réunions du vendredi; nous y avons vu venir avec plaisir quelques artistes et de nombreux littérateurs, entre autres les citoyens Jean Lombard, Georges Docquois, Mario Varvara, Ad. Tabarant, Coutances, Delons, L. Taillis, En outre nos causeries ont été l'objet de quelques chroniques dans la presse, et nous devons à ce sujet de vifs remerciements aux journaux et revues qui, à l'exemple de la Sation, ont bien voulu s'intéresser à notre tentative. - Nous sommes à la F1'ancemoderne, au Radical, à la .Justice, à !'Initiation, au Midi 1·épublicain, à l'Action (de Lyon), à la Voix de Paris fort obligés de leurs notes aimables. La treizième conférence a été donnée le vendredi 27 février par le citoyen Robert Bernier, qui a exposé Quelques idées sur l'éducation. Après un résumé historique des ouvrages spéciaux, comme le Traité cle l'éducation des filles de Fénelon, comme l'Émile de Rousseau, Je conférencier énonce les conditions qui, suivant lui, sont nécessaires pour une éducation complète et rationnelle. L'éducation ne doit pas être seulement intellectuelle, elle doit être aussi physique et professionnelle. A ce sujet, le conférencier rap• pelle les idées et les théories de l'école Saint-simonienne, de Fourier et de Cabet. Pour l'éducation du premier âge jusqu'à l'époque de la puberté, tout ce qu'a dit Rousseau est non seulement applicable, mais justifiable. Il importe moins à ce moment de la vie de surcharger l'imagination de l'enfant, que de lui former la raison par de personnelles observations, qui assoient son jugement. L'ens~ignement du dessin est une nécessité ; le dessin, non d'après les estampes, mais d'après
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