La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

~os CAUSERIES 681 la nature. - Il est bon de développer les goûts industriels, comme l'a préconisé Fourie1'. Il faut, autant que possible, tendre à la suppression des internats. A cc propos, le conférencier rappelle les éloquentes protestations de Vallès et le livre récent de 11. Eug. ~lorel: Pelils Fl'!tnÇ(liS. Passée la grande crise physiologique, le conférencier exprime le désit· de voir appliqué un système d'éducation dilîérent encore de celui appliqué jusqu'ici. L'étude des divers développements de l'humanité s'impose de prime abord. - C'est à tort qu'on a rejeté cette étude à l'enseignement supérieur. Sans entrer en des détails trop spéciaux, il est bon que même en enseignement primaire on apprenne comment l'humanité s'est formée. Cette idée a, d'ailleurs, été merveilleusement étudiée par 1\1. Guérin, dans une publication récente, que la llel'lie Socialisll' a déjà signalée. Pour l'enseignement féminin, le conférencier rappelle les desiderata depuis longtemps formulés par Fénelon, par l'auteur inconnu de l'I~cl11cntionphysique r•t morale des femmes et par !Il"'' de Hémusat. De plus, le citoyen Bernier se déclare résolument adversaire de tout enseignement religieux et partisan de la liberté physique dans l'école, comme l'a prêchée et appliquée le comte Tolstoï à Yasnaïa Poliana. La quatorzième conférence a Né donnée le vendredi 6 mars par le citoyen Brimon. Le sujet était !'Éducation et le Cle,·ic(llisme. La conférence précédente ne pouvait être plus heureusement complétée. L'orateur, un nouveau venu parmi nous, a d'une façon très compétente et ti·{·s persuasive, exposé la question annoncée-. Nous espérons qu'il n'oubliera pas l'excellent accueil qui lui a été fait par nos auditeurs, et qu'il nous sera permis de l'entend1·e encore de nombreuses fois. L'enseignement primaire, gràce aux incessants eITorts des républicains, n'est guère plus aux mains des congréganistes, mais il n'en est pas de même de l'enseignement secondaire. L'Université a désormais affaire à de redoutables rivaux, depuis surtout qu'elle aussi a tenté <les'aITranchir de la tutelle cléricale. Côte à côte avec les lycées nationaux, vivent à l'heure actuelle des quantités d'institutions congréganistes qui ont un nombre d'élèves aussi considérable que celui de nos établissements universitaires. La bourgeoisie de demain- co:irt donc le risque d'être plus réactionnaire encore que celle d'hie1·. - Les parvenus, obéissants à des préjugés fort anciens, placent de prMérence leurs rejetons chez les Pères Jésuites. L'éducation est-elle meilleure ? Tout nous prouve que non, tout nous

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