MOUVE)IENT SOCIAL EN FRANC!.': ET A L'ÉTRANGER G23 c<Tur de tous les opprimés conscient~, de tous ceux qui veulent réaliser la fin de la triple opprcs,ion - triple alliance réelle - du monarque, du prètre et du capitaliste, seront aYec YOUSpendant toute cette journée. \·os discours auront un écho datis la conscience uniYcrselle. lis seront le prélude de l'unanime manifestation du l" ::liai, que nous nous pr(•parons à faire au%i ftrnndiosc que son objet m('mc. Par ces manifestations répétées, notre enthousiasme cl notre foi échaufferont les tièdes, é,·eilh'ront les endormis, rendront attentifs les indifférents, donneront espoir ci force aux innombrables masses qui n'osent même encore songer ù la po,sihilité clc secouer le joug. Par ces manifestations cesseront les malentendus de peuple :i peuple. La venue de no~ frère.., italiens ù Pari::;,leur ,·oyagc triomphal à tra,·<'r'i Ja. France ont tué ici bien de, préjugés harbarcs. Continuons cette œunc, clic est juste ci bonne. llason~-la sur le respect des nationalités, des volontés ltbrement exprimée$ p:ir les pro,inccs Ù'redentc; ain,i <·ompri,, le pairioti,me prend son asp~ct le plus li•gitime et le plus noble: li prépare les peuples à la libre fédération des Hépubliqucs européennes. llcce,·cz, chers citoyens, mon salut fraternel. Eugène FOURNIÈRE. Six cents sociétés avaient répondu à l'appel de la démocratie italienne, soit par lettre, soit par la parole, ainsi que les personnages les plus connus de la démocratie socialiste internationale, tels que : Reclus, Jacob y, Malon, Lemonnier, Rosa, Liebknecht, etc ... La lettre de ce dernier, retenu par les trarnux du Heichstag où il faut lutter contre les orateurs de tous les partis et par les soucis de la rédaction du l"onuac1·ls, fut particulièrement remarquée. Elle se terminait par ces mots : « La démocratie socialiste allemande a tou- « jours été solidaire des socialistes de tous les autres pays. Pour « nous tous les peuples sont frères. C'e t notre Kad l\Iarx qui a « crié : Prol6taires de tous les pays, soyez unis. » Plus de deux mille personnes emplissaient le théâtre de l\lilan; la scène et le parterre étaient bondés des représentants des soc.iétés avec une centaine de drapeaux des associations populaires. Ces drapeaux ont été accueillis au son d'hymnes révolutionnaires. Un membre du parti ouvrier, 1\1.Masseriri, au nom du comité <l'organisation, a invité l'assemblée à nommer son président. A l'unanimité fut acclamé le nom de notre ami Fratti, avocat du barreau de Rome, l'un des chefs du parti rnazzinien dont l'organe politique est l'Emcmcipa~ione, de Felice Albani. Après avoir rappelé le but du Congrès qui ét'lit d'exposer la nécessité d'une législation sociale qui améliorerait les conditions du travail sans diviser les progrès économiques et les progrès politiques, ~I. Fratti, dont l'éloquence sait trouver des images si colorées, termina son brillant discours d'ouvertm·e par un magniflque salut à la France et à son représentant Gustave Rouanet. Accueilli par une trè.3 chaleureuse et trils prolongée ovation et
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