LA REVUE SOCIALISTE vota des ordres du jour réclamant: 1° la journée de huit heures; 2° l'abolition des banques et des caisses d'épargne; 3° une loi imposant aux capitalistes et aux propriétaires de faire cultiver leurs terres; ,\ 0 une loi obligeant les riches à mettre en circulation leur argent ; 5° la réduction de la moitié de l'armée permanente; 6° l'abolition de la triple alliance. La démonstration à la fois la plus calme et la plus imposante eut lieu à Milan, où l'organisation ouvrière est particulièrement puissante. Il y a là le « consulat ouvrier » où l'influence mazzinienne est encore assez grande, qui comprend quarante-quatre associations diver~es; le Parti ouvrier proprement dit, la Fédération des sociétés de résistance, et enfin le Fascia opei·aio. Le Congi·ès de Jiilan. Il comfaio intcma~ionale pei Diriili del Lavoro.- Dans notre dernier bulletin social, nous avons publié l'appel signé par tous les démocrates et socialistes italiens sans distinction de nuances. Les mazziniens avaient servi de trait d'union entre les démocrates et les socialistes. Nous avons également inséré l'adhésion envoyée par notre rédacteur en chef, adhésion dont la lecture obtint un grand succès d'enthousiasme, car Malon, qui a passé une grande partie de son exil en Italie, y est très aimé et très apprécié. N"ous jugeons inutile de reproduire Je salut envoyé par nous au nom de la « Sociétc du Progrès social ». Mais voici la lettre écrite par Fournière : Paris, 3 anil 1891. Chers citoyens, Notre Yaillant ami, le citoyen Cesare Parra, m'avait déjà fait part de l'initialiYeprise par nos fréres d'Italie et i-' lui aYais dit a,•cc quelle joie nous accueillons toujours en France tous les efforts de fraternité et de solidarité sociales. Je ne puis donc, dans celle lettre, que renou,·clcr pour ma part l'expression de cc profond sentiment, aYec le regret de ne pouvoir Yous l'apporter moimême à Yos magnifl<1ucs assises du 12 avril. De même que le dimanche chasse de partout les Yestigcs d'aristocratie et de théocratie, de même la diplomatie se transforme et se déplace. Cc ne seront bientôt plus les marquis et les comtes illustrés par des croix et les cordons plus que par leurs mérites, cc ne seront bientôt plus les ser\'ileurs des rois et des empereurs qui traitcr,mt ténébreusement les affaires des peuples et leurs . relations entre eux, mais bien, cL plus justement, et plus équitablement, les ser,·iteurs des peuple,, et au grand jour de la discussion publique. En ce moment mèmr, Paris réunit les ambassadeurs du traYait souterrain en un con11rb international ph,s gros de conséquences que ceux où trônèrent jadis lt:s :\lellcrnich et les 'J'all,,yrand. Ces princes assen·issaient des pn,,·inces à des maiLrns inconnus; les délégués mineurs travaillent à l'affranchissemenl de tous sans acception de frontières. Cette H\che, diplomates de la démocratie, vous la poursuivrez dans le meeting international de 11ilan. La pensée et le
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