La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

MOUVEMENT SOCIAL EN FHANCE ET A L'ÉTRANGER 621 Ut police, cette année, brillait par sa comparatirn absence et sa bonne humeur .. \ussi tout marcha-t-il à souhait, sans entra\"e, sans collision, dans l'ordre le plus parfait. Malgré la foule immense accourue au parc, aucun dommage n'a été causé aux admirables parterres de hyacinthes et de tulipes qui cmuaumenl l'air le long des grilles de l'etrh Lrille. Mais demain les gardiens du parc auront une rude tâche à faire disparaitre les d•lbris de papiers, d'écorces d"oranges et autres témoins du passage d'une grande foule, qui faisaient de si \"ilaines taches sur le frais gazon après la disparition des manifestants. J. ~!. PORTUGAL Strict_eobservation des recommandations formulées par le récent congrès des Syndicats ouvriers. Chômage général d'un jour. Dès le matin du samedi 2 mai le travail avait repris à Lisbonne et à Oporto. ESPAGr E Une délégation d'ouvriers s'est rendue à la Chambre des députés et a remis une pétition demandant que l'on s'occupât des intérêts ouvriers. Le meeting socialiste du Buen-Retiro a commencé à neuf heures du matin et s'est terminé à une heure de l'après-midi. Quatre mille personnes y assistaient. Mru•Cunningham Graham, la femme du député anglais qui, lui, a manifesté le 1" mai à Paris et le 3 mai à Londres, a prononcé en espagnol un assez long discours dans lequel elle a préconisé la journée de huit heures et combattu la bourgeoisie. Dans tous les discours prédominait l'idée de la création de sociétés devant organiser la résistance ouvrière par les moyens légaux. La grève générale a été condamnée ainsi que les tendances anarchistes. Quelques attaques ont été dirigées contre M. Castelar. ITALIE Socialistes, cercles et associations ouvrières, républicains mazziniens, coopérations, sociétés de secours mutuels, ligues professionnelles, tout le monde fut d'accord pour manifester le 1" mai. Et si des bagarres se sont produites dans deux ou trois villes, à Palerme, à Florence, si à Rome Barzilaï et Cipriani, ce dernier arbitrairement retenu prisonnier, ont été foulés et blessés par la troupe, cela tient uniquement à ce que, comme en France, les processions furent interdites pour des raisons d' « ordre public». Dans presque toutes les villes il y eut des réunions, çà et là on

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==