L'ù.:ou: A:\'GL,\ISE ET LE :-'OCI.\LIS~IE au profit de la collectivité, qui bénéficierait ainsi d'un enrichissement continu. Le propriétaire recenait en compen,-ation une indemnité pccuniaire; à Ja place d'un re\"Cnu sans cesse augmentant, il aurait un revenu fixe ou même susceptible de diminuer par suite de la dépréciation du numèraire II). Le ,-;ystème de Stuart .\lill était en quelque sorte un pont jeté entre l'économie politique orthodoxe et le socialisme d'État. Plu<; tard, sous l'influence de .\I •• Taylor, son auteur alla jusqL1'à préconiser les solutions Je,, plus hardies et mérita d'être con,i<léré comme un a<lversaire de l'ordre social existant. L"orthodoxie économique vit dès lors en lui un disciple émancipé; elle lui sut gré néanmoins d'emprunter aux maitres de l'école les grandes théo1·ies <Jui constituent les assises de son système -et le soutint dans se,, interminables polémic1ues a\·ec Thorol<l ltogl'rs et les autres partisans de la doctrine des harmonies sociales .. \ ceux-ci la tàche ardue <l1;remonte1· un courant clans le<1uclse confondaient pessimistes et ,;ociali~tes, la branche ainée et la branche cadette de l'école anglaise! Tels sont les principaux caractères de l'œuvre <le;-:,tuart .\li!!. li ne cessa pas un seul instant de parler le langage de la plu,; pure orthodoxie éco11omi<1ue,tout en se faisant le porte-voix des théories humanitaires les plu-; propres à lui concilier les sympathies des (1 Empruntons au lin-,. de Thurulcl Hogcr,: l'lnle1'Jwétrt1i"" ,', o,w1r1ique d,· th~tuil'c Lundrl.!s, Fi,ht•1· Cni,•n, I"''"""', le:-, pa ....- :t:;c::, dan .... le...qucl ... r,~mincnt auteur, rét'cmmcnl ,•nle,é i, la sl'ie,we, analy,c' le proJot d,· ;,1ua1·1 :\lill cl s'effor<'c d'en di•montrcr l'inanité;• ;,1uar1 \1111 ,arn1t IJUO le f,•rmaw:l'de, ll!rr,·s, • n'a\"ait cc:-i-..t'•de ~·étc,\!r en .\nµ-h•t,•rn.! d :--.'..tl·crois~ait t.'t11·urc. Il sava.1t en 11 outre <tue t't'ltC hau-..sc l·iail duè il un at:tToi,.;,t~menL Je <lema11tl0 de la l.crrt•, • et t·oncluail a,yçc llicardo quo cc ré-.,ultat axait pour eau ....,·"' la. prc-..::::-ionde la. , population et la loi de la diminution de la valeur rli111it1i,/1irJf/ 1·durn). Il • traitait comme de peu <l'impurtanl'e la que,tion du prolit a,,:riculc et l n néee-- « silé que ell prolit fût assez éle,é pour attirer à l'a,::ricullure I,· capital ei le· • trarnil. Il nll eun,·cvail pas la pu,,ibililé <lllla ruine du capital a;.:ri, ·ole par • la duuble iulluence de l'ignoraucll d,u lenaucicr et dll la cupidi1ù du p roprié111 taire. ,. • li e,i fa<"iled'être sa/,!e après coup, el chacun peut voir que ,i le projet d e, • ;\lill avait passé dan, la sphère de la puliti11ue prMir1ue, l'achat au rait ét,• • dé,astreux ou plutôt ruincu'\ puur Ill peuple du Royaume-Uni, CL le méeun- • lentement populaire aurait amené la répudiation du contrat. Je ne p rétend, • pas affirmer ,que j'a,ais prévu la bai&,e du fermage, duc à dll mauvaise, • récoltes, ni que j'avais deviné la diminution du capital agricole et la bais;,• • des produits. l'e n'est c1u'en apprenant, 11y a douze ans, c·ombicn k capital " agricole avait diminué ciue j'ai prévu l'issue fatale. ;\Jais il y a ,·in gt an,, • j'avais appris que la théuric ricardienne était une conclusion métaph ysiqu<), • que son apparente réalisation sou~ un régime de liberté commerciale éwit c due à des circonstances précaire,, et que l'wu•w·ned inc,·cment do l'avenir • était trop hypothétique pour en faire la base d"une opératiun gigante, que. • (Cité par le Jottmal cles économiste11, 1&39,p. 113.)
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