La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L.\ RE\"UE SOCI.\LISTE mieux que lui n'a su coordonner les éléments t'pars dans les écrits dl'S fondateur~ du s~·stèmc. Les socialistes pem·ent cgalcmcnt Je rC'YC'ndiqncr: disciple de Hicardo et de .\lalthus, il n'a pas craint, en effet, d'alkr chercher dans les chantiers ouve1'ls par d'autres écoles les malt'·riaux nécC'ssaires au parachèvement de !"édifice ébauché. Il s'inspire fn'·qncmmrnt des saint-simonirns, et dans le dernier chapitrl' de ,on 1:·,·011011tir politi,Jl'<', intituli': De l'avenir des clas'-es laboriC'u,es, il rompt en Yisièrc a\·cc ceux qui rangent parmi les espérances chimériques l'avènement d'une humanité meilleure et plus hPureusc. Parti du point de vue étroit de Ricardo, il fait hC:•ncficicr la sci<'ncc drs richesses des conceptions dont il a su rnrichir la psychologie et la logique. ~a confiance dans le progrès continu de l'esprit hurn:iin <''it inébranlable, et il croit l'éducation capable de créer lies êtres noU\'C'aux, affranchis des erreurs et des foihlcSS<'S propre~ aux générations di,parUPS. Il s'élèYe contre la conception philo~ophi(jUCc1uifait de l'humanité une entité toujours semblable à elle-même, sans distinction de temps et de lieux. Cet ardent amour du prog-1·i:sest tout le secret de la virulente att:H1uc dirigt'C par lui contre Ilamilton : « Je voyais, (!it,..il,dans ses mémoires, se dresser « f!C\·ant Je,- rC:•formC'sun système qui se fait un devoir de donner « ses doctrines comme rks réYcblions de l'intuition ... Je regardais « rommc funeste la tendance à con,idérC'r les éléments des carac- « tèrcs humains comme innés et indélcbilcs, et cro.rais <1ne celle « tendance c"t un des print'Ïpaux obstacles qui empêchent ,le traiter « les grandes <1uestionssociales d'une manière rationnelle, et est la « plus grande pierre d'achoppement des progrès de l'humanité. » Si Stuart ~Jill, en rai;;on des tendances philosophiques de son esprit, e,;t porté à clargir la base de la science des rid1css<'s, il ne renie nullement l'enseignement de son école, et il arrive an sociaJi,,mc humauitaire rn sui\·ant, étape par étape, la loi tracée par ses maîtres. Il admet la loi de ~lalthus et en <lé<luitune conséc1uence hien inattendue: la nccessité de l'émancipation politique des femmes. Il btüit sur le fondement fragile de la théorie de Ricardo un gigantesque projet de rachat des terres. La rente devant, scion lui, suivre une progression toujours ascendante, il y amit lieu de la confisquer tional; Oe l'injillen,·,• de la ,:on,0111m1tlion. <Ut' la p,·odudiun; De• mol• pro1/11,-tif <'I Îlll/ll'tlf!a,t(f; Des p1·oflls et d<' l'inté,·,'t; {),• la déflnilion de l', 1 co- ,u,mif• prditiq1u1 <'l rie lft nu!tl,ode d'i11re...tif1r,tion qui lui e:;t propre; ces cinq <'ssai~ pul.Jlié- sous le titre de : J-:s•ays on somc 1wsrttler/ qw•,tion• nf pnlitiNtl Ern11omy, J8t4. - P,·iticipe• ,té,·o,wmic politique, 1818. - le 9oucernc111cntr,•p,·<!,rntr,tif, 1Rti2.- l'utilitrtit•irtnism!), 186-1.- l'aswjetti•,emcnt de, .1,•nu11e$, llSGI. - A11[111slc Comte et le Po<itici,me, 1%5. - {,'examen de la 1./,ilo<r,1,J,ù• d'ff"milton, 100:,. - Prn9Ntm111a of t/,c lanrl lcnw'l' ,·eform ,1.,tfor:iraion, l~il.

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