La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L'HYGIÈNE PUBLIQUE EN FRANCE ET A L'ÜHANGER :;;;s Des établissements de désinfection de\Tont être ouverts partout où cela sera possible; ils seront placés sous la surveillance d'un agent de police ou d'un homme compétent, etc. Une loi de 188/4prescrit une série de mesures relatives aux maladies contugieuses dans les écoles. Question importante, question capitale, car il faut ~avoir que la terrible diphtérie (croup, angine dite couenneuse) se propage surtout par la contagion scolaire. La ville de Berlin présente un admirable faisceau d'institutions et de règlements sanitaires, inspirés par l'imitution <leLondres. La plupart des pays imitent Londres et l'Angleterre. Nous n'en avons pas encore trouYé un seul qui soit inspiré de ce qui existe en France et à Paris, soit pour la législation, soit pour les upplications <le détail (système d'égout, de chauffage, de ventilation, etc.). La capitale de l'empire d'Allemagne est divisée en dix cercles. Chaque cercle a son lû-eisphysicus (médecin de cercle). La réglementation d'hygiène et de salubrité publique particulière à cette grande ville, et formulée sous la rubrique d'O;-donnance de police, est digne d'intérêt par son esprit pratique et son caractère complet. Signalons en passant l'ordonnance de police du 7 février 1887sur la Désinfection qui est un modèle du genre et dont il faut lire, dans l'ouvrage du Û' Palmberg, le résumé si instructif. L'organisation berlinoise, si excellente qu'elle soit, nous plairait moins que celle de l'Angleterre et de Londres. La première a quelque chose de dur et de policier ; la seconde au contraire est largement libérale et laisse aux citoyens une grande part d'initiative. Dans l'Allemagne du Sud, plusieurs villes, comme Leipsick et 11ünich, ont obtenu d'excellents résultats en suivant les mêmes règles générales, mais sans imiter la raideur militaire de l'administration prussienne. Vient ensuite, dans le Trctilé d'hygiène publique, que nous analysons à grands traits, une étude assez brève sur l'empire d",hit;-iche, qui est resté bien au-dessous des l~tats précédents et dont les institutions sanitaires ne méritent pas de nous arrêter. « Dans tous les pays de l'Europe, le royaume uni de Suède et de « :.Voruège est celui où la mortalité générale est la plu~ faible: 17.2 « pour 1,000 habitants. Cette heureuse situation doit être attribuée « autant au degré de civilisation et de moralité de cette nation qu'à « l'excellence de ses institutions hygiéniques. « Le peuple suédois est libre depuis la plus haute antiquité, et « cette indépendance a formé une race vigoureuse, solide, douée « d'un très vif sentiment mol'al. Un climat salubre, joint à une assez « juste répai·tition des fortunes, l'absence d'un excès de population, « l'assistance obligatoire des pauvres, contribuent encore à entretenir o. une bonne hygiène sociale. » Voilà comment le D• Palmberg

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