La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L.\ REVCE SOCIALISTE commence le chapitre relatif à sa patrie morale, car le duché de Finlande, colonisé et civilisé par les Suédois, auxquels il a longtemps appartenu, et qui constituent encore une moitié de la population, est aujourd'hui annexé à l'empire de Russie (depuis 1809). Ces paroles élogieuses sont certainement méritées, car nous savons, par le rapport de notre ambassadeur à Stockholm sur les conditions du traYail dans ce pays, que la Suède possède une législation du travail très humaine et une foule d'institutions populaires r1uiatténuent jusqu'à un certain point les maux inévitables et les iniquités de la société capitaliste. Le conseil médical est une autorité spéciale qui possède la haute direction et la surveillance de la santé publique. Il compte un directeur général et quatre membres, tous docteurs en médecine. Parmi eux se trouve toujours le médecin en chef de l'armée. Les attributions de cc conseil sont très étendues, puisqu'elles comprennent wut cc qui touche ù l'hygiène. Surveillance des médecins provinciaux et des commissions sanitaires locales, renseignements fournis aux autorités locales et au pouvoir central sur les matières de sa compétence, recherche des causes de maladies et moyens pour les combattre, mesures it prendre contre les afîections épidémiques, telles sont ses préoccupations les plus importantes. II n'est pas autorisé à rendre des décrets, mais il ,;igr.alc au gouvernement les mesures urgentes et d'autre part les infractions et les négligences. Audessous du conseil central, se trouvent les médecins proYinciaux, qui sont nommés par l'État et chargés de la direction médicale d'une province entière. Les médecins de districts, chargés librement par une ou plusieurs communes du service sanitaire, viennent au-dessous dans la hiérarchie et sont subordonnés aux premiers. Dans chaque ville existe en outre une commission de salubrité, composée du membre de la municipalité chargé de la police, d'un juge municipal choisi par le bourgmestre et les échevins, du médecin municipal et de quatre membres élus soit par le conseil municipal, soit par l'assemblée des électeurs. La commission peut faire comparaitre devant elle tout citoyen coupable d'une infraction. Elle commence par des avertissements et des admonestations et, quand il y a nécessité, prononce des arrêts comportant des obligations catégoriques que le chef de la police est tenu de faire exécuter. Les mines, carrières et manufactures sont sous la surveillance de ces commissions, qui ont 1l,-oit cl'enll'ée dans tous les établissements où travaillent un grand nombre de personnes, pour y contrôler l'application des excellentes lois du code d'hygiène de 18ï4. et du 18 novembre 1881 relatives à la salubrité des ateliers et à l'emploi des enfants dans l'industrie, pour y faire toutes les enquêtes nécessaires et frapper d'une amende les patrons contrevenants.

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