L'IIYGIÈ, E PUBLIQUE EN FRANCE ET A L'ÉTRAKGER ~,51 aux communes le droit de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de prévenir et de combattre les épidémies. A cet égard, Bruxelles peut être cité en exemple; c'est la Yille du continent qui possède l'organisation sanitaire la plus complète, résultat dù en grande partie à la liberté communale, car le bourgmestre et les échevins dirigent souverainement toutes les affaires de la cité et ont dans ces affaires un pouvoir plus étendu que celui <lu roi. Le sel'vice d'hygiène, dirigé par le docteur Janssen, veille à l'application des nombreux règlements qui constituent une sorte de code semblable au code sanitaire anglais. Hauteur des maisons, grandeur des pièces, règles à suivre cbns l'élabli:;sement des lieux d'aisances, des cheminées, des puits, citernes, puisards et égouts, nettoiement des voies publiques, inspection des viandes livrées à la consommation, surveillance des abattoirs, analyse des denrées alimentaires, etc., tout cela est minutieusement réglé. Les médecins praticiens sont tenus <ledéclarer sans délai au bureau d'hygiène les cas de maladies contagieuses qu'ils ont été appelés à soigner. La police est aussitôt prévenue et fait exécuter la désinfection des locaux. Un fait à noter, c·est le soin extrême avec lec1uel sont dressées des statistiques démographiques et médicale~, qui permettent de mieux connaitre cl de mieux combattre les causes do la mortalité. La Yaccination n'est pas rendue ohligatoi1·c par une loi, mais elle l'est en pratique, parce que le certificat de vaccine est très fréquemment exigé. L'hygiène scolaire est parfaite. Les plans d'école ne peuvent être exécutes qu'après l'approbation du bureau d'hygiène, qui fixe le modo de chauffage, de Yentilation, le système de latrines à employer. Passons maintenant à l'cillemaune. Xous décrirons plus spécialement l'organisation prussienne, que les autres Etats ont imitée. Le chancelier de l'empire a la haute direction de l'hygiène llublique. Il est assisté d'un comité consultatif qui siège à Berlin. Le gouverneur de chaque proYince prend soin des a(Taircs relati,·es à la santé publique, pour lesquelles il consulte un collège médical de province composé de plusieurs médecins. Les provinces, à leur tour, sont divisées en districts, ayant chacun un président aidé d'un conseil, dans lequel un membre est spécialement conseiller médical. :\fais les districts sont divisés en ce1·cles,et dans chaque cercle, un Jü·eisphysicus ou médecin de cercle possède l'autorité et l'initiative dans tout ce qui touche aux questions sanitaires. Ce fonctionnaire-médecin est véritablement la cheville ouvrière de l'administration prussienne. A lui appartient la charge de surveiller l'exécution de toutes les lois et de tous les règl~ments, de dénoncer aux autorités locales toutes
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==