DES )IONOPOLES D'ÈTàT 531 tombe infailliblement le malheureux employé juste au moment où il croit t0ucher au but. En voici un exemple tiré de la Lrochure du baron de Janzé : « Le mécanicien \' orbe était depuis dix-neuf ans au sen·icc de la Compagni.e P .-L.-~I. ; une fois déjà, dans l'exercice de ses fonctions, il avait ëté blessé aux yeux et avait eu un pied écrasé. Au mois de décembre 1 'ïï, il s'alite, atteint d'une bronchite; après trois mois de maladie, il remonte sui· sa machine pour éviter d'être congédié; il a une rechute le 't anil l8ï8, et la Compagnie, le 13mai suivant, le congédie comme impropre au service. Cnc retraite proportionnelle aux retenues qu'il a subies lui assurerait une pension annuelle de !l'tO francs, la Compagnie lui ofTrc,à titre de secours cssenliell1•11ient charitaule, une somme de 2,\J'LIJfrancs, et le ministre des travaux publics ne peut que répondre à cc malheureux qui réclame son intervention: Mon administration n'a aucun titi·e pour intervenir dans cette affaire particulière (1 . » b) La l'esponsaùilitédes comp(IIJllies <lems les <tccidents de 1•oya9curs. On a donné pom· cause habituelle dE>saccidents la mal administration et la rapacité des compagnies, qui se manifestent de la manière suivante: Encombrement de toutes les lignes, sans égard pour la sûreté des voyageurs et au prt·judice du mouvement commercial ; Refus d'augmenter le nombre des voies sui· les points où la circulation est telle qu'une minute de retard crée une possibilité d'accident: « Travail écrasant imposé aux employés de tous grades dont la responsabilité s'accroît en raison directe des hcsogncs supplémentaires qu'on leur inflige, sans égard pour des fatigues qui en- (1: Paul L.H'\RGt,E: L'l~!J"litt.' de ISsO. Les compa~nics sont intraitaules sur cc point, à 1>1·un·c celle circulaire citée :\ la triuune par Euµ,i:nc lh:L.,n,rn et reproduite dans sa hrochurc: Dure 1:ow/iliott <les e111ploy,'., de l'i,emùi de Je,·. u Paris, 11 110\'Cmbrc 11!78. • Je Youdrais qu':\ ra,·cni,· les remuuur,cmcnls des versements :\ la Cais~e <les retraites lt!ûl ne fus,cnt accordé, 'lu" /rw;qtt'il sel'(t impo,,i/Jle deji1i1·e tlltt1·c11wnt et que même, ùan:-, le ca.., le plu::,digne tl'intérél, cc remboursement ~oit remplacé lorsqu'il y aura lieu, par un ,,e,ow·, es,1e11tiellement cltarita/Jle, ,·t<P lo, Co111par1nic e,t nvdt,·e~-;e de ,·encoye1· .'Jruu dédunun<lf/Cni.:nt - les t1·ibw11m.:o l'o11t rero1l/l1t - l'CUX de ,es agents qui ne la. satisfont pas, et il uc me parait pas ju~te de diminuer, sous un<• forme quelconque, les fonds appartenant à la Caisse de., retraite,, lac1ucllc n'est autre chose qu'une tontine (pièce n• 2 Il. ,, Signé: ~01JLE~1.,mi,;. •
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