LA HEVUE SOCIALISTE L'ancien r0seau français, avant priv!'.•<'.capital realisé. . . . . . . A l'i'-:tat, subventions en travaux. en argent. Avances non remboursées . TOTAL .. 185(), avait coûté à l'industrie . . . . . . 2,210,H2,:"i:H fr. 528,GSS,4O8fr. 3()3,()OR,()57 Gl ,432,524 C'<'lare\·ient à dire qu'à peu de chose près l'Etat, non content d'accorùer aux compagnies des conces1,ions gratuites, a contribué pour le tiers ùcs dépenses de premier établissement, et pendant cc temps, il permettait aux compagnies de majorer leur titre de plus du tiers. J-:ncfTet, pour un capital versé de 2,210 millions, les actionnaires cl obligataires ont re<,;upour 3/>:J2millions de titres, soit difîerence et prime ,\ l'agiotage de plus de 1,300 millions. Cependant tout n'était pas perdu, beaucoup de compagnies tombaient en déconfiture, l'füat aurait pu se substituer à elles; mais l'avC'n1uri<'r de Décembre et sa bande étaient au pom·oir, et ils n'aYaient qu'un but, la pratique en grand de la fameuse maxime de Guiwt: En,·ichisse:;-vous ! lis le firent bien voir. Ils amalgamèrent, tripoti·rcnt, fusionnèrC'nt, centralisèrent si bien, c1u'ils réduisirent tous le~ réseaux à six et les livrèrent aux plus offrants donneurs de pots-de-Yin. Telle fut l'ccuvre, commencée en 18:->2,que les mini~trrs impériau\'. couronnfrcnt par les coupables conventions de Jl{i'l- lr,;'">!). « En con,;acrant le monopole à outrance, en supprimant che,; les bénéficiaires l'esprit <l'initiative et de pl'Ogrès, à l'abri qu'ils étaient de toute concurrence, en liant l'J°•:tatpar des engagements financiers onéreux, ces com·entions ont porté un préjudice considérable, nous ne !-aurions trop le répéter, à l'économie générale de la France, pr(,judicc dont nous supportons aujourd'hui plus que jamais les fatales conséquence:; » ( IJ. Les avertissements n'avaient pourtant pas manqué. « En lt>.ïO, lors de la discussion qui eut lieu à propos de la demande <le concession à la Compagnie de Paris à L) on, de la ligne de L) on à Avignon, :\1. J ulcs Grévy amit jeté le cri d'alarme et fait entrevoir très sagement les funestes conséquences de l'abandon aux compagnies de la liberté en matière d'établissement de ta1·ifs. • Ce que nous mulons, avait-il dit, c'e1,t que les tarifs puissent s'abaisser avec le temps, et cc que vous voulez, vous, c'est qu'ils restent immobiles au profit des compagnies. « En Yain, le temps, dans sa marche, aura amené à cette indus- (l) 11. l'urn1ui:: Nos clwmins tle fer et leur 1•1'forme,•adicale.
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