La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

HE\'fTE DES HE\l 'ES 18.'J leul' << socialisme »; puisque malgré eux les évî•ques lem· accole nt cette épithète, est frappé. La pal'lic consacr ée au mouvement religieux, a d'ailleurs diminué, et les renseigne ments sociaux de toute nature ont pris une importance plus consid érable. Ces renseignements abondants sont du plus haut inl<'·rêt, surtout la pa1·tie étrangère, remarquablement documentée. Le de rnier numéro de mars contient, entre autres faits intéressants, un e analyse du projet de loi de protection ouvrière en Allemagne, qu e nous croyons devoir résumer pour les lecteurs de la Reuur socinliste. Le gouvernement impérial avait d1;posé, il y a plusieurs mois, un ensemble de projets de loi, rem·oyé,; il l'exa men d'une commis,-,ion du Hcichstag. Après plusieurs mois de viv e discussion, nous dit l'...tssociution, rabbé llitze a été chargé cle r ésumer les conclusions de la commission comme rapporteur. L'abbé !Iitze est un <léput(°•du Centre et le chef d'une société catholique d'o uvriers rhénans. L'. lssociation ne reconnait pas moins que les conclusions q u'il développe sont incomplètes et au-dessous des propositi ons gouvemementales. Voici les points principaux des p1·0Jetssoumis aux délibération::, du Reichstag: 1° Il réglemmtc le repos du dimanche et <l es fêles religieuses et ce repos s'applique aux mines, aux salines, aux carrières, forges et fonderies, aux fabriques et usines, travaux d e charpente et de construction, chantiers, tuileries, tout ce"qui co ncerne le bâtiment. Le temps de repos pour chaque jour férié est de 21 heures au moins. Pour certaines fêtes, de 36 et 18 heu l'es. Dans le commerce, la durée maxima du travail, le dimanche, est fixée à 5 heures. - Le Gouvernement a rencontré une vive opposition, au: sein de la commission, pour l'adoption de ces repos, vivement comb attus, comme toujours, sous couleur de liberté de conscience. :-fo us sommes bien moins croyants que la plupal't de ceux qui réc lament une liberté de conscience qui n'a rien;). voir ùans;la~questio n; nous pensons, que le jour de repos devant être fixé par la loi, afin qu'il soit général pour la Camille ouvl'ière, il est indifférent q ue le choix fait tombe sur le dimanche, qui est d'ailleurs un jour de repos consacré autant par l'usage que par la religion. Je.dois ajout er que les sept ou huit fêtes religieuses pour lesquelles la loi prescr it le repos obligatoire sont autant de journées de r<'pos gagnées pa r les ouvriers et ce résultat nous satisfait pleinement. Les églises ne seront pas plus fréquentées pour cela et les ouvriers se reposero nt. 2° En ce qui touche la question. des salaire s, la commission a refusé de réglementer le mode de paiement et surtout d'intel'<lire certaines pratiques particulièrement abusiv es, telles que les (Jons délivrés par certains employeurs. 3° Le projet apporte le plus grand soin à assurer la. fréquentation

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