LA REVUE SOCIALISTE de l'école aux mineurs. On a restreint malheureusement le droit de contrainte des communes pour les ouvriers du sexe masculin au-dessous ùe dix-huit ans. '•• La durée maxima de la journée de travail était également soumise à l'examen cle la commission, celle-ci n'a voulu ~e prononcer que sur le travail des femmes et des enfants au-dessous de )(i ans. La durée maxima est de (i héurcs pour les enfants de 13 à 111 ans, IJ heures pour les femmes en semaine et 10 heures le samedi . Quelques membres, au ,-,einde la commission, avaient soutenu la j ournée de 10 heures; elle a été repoussée. Pour la durée du temps de travail des ouvriers adultes, le projet se horne à laisser au conseil fédéral le soin de déterminer les industries dans lesquelles l a santé des ouvriers pourrait être compromise et où il y aurait li eu, par conséquent, d'assurer un temps de repos conforme aux exi gences de l'hygiène. ri• l~nfin la commission avait à examiner la protection du contrat de travail. Ses conclusions ont abouti à un système draconien de protection patronale vraiment monstrueux. ~i les dispositi ons du projet sont adoptées par le Reichstag, les patrons pourront retenir aux ouvriers qui rompraient le contrat une semaine de sal aires à titre d'indemnité! On veut, évidemment, rendre toute grève impossible. Quant i, la rupture du contrat par le fait du patron, elle reste sans sanction, car tout ouvrier renvoyé a bien le droit de lui réclamer une indemnité par jour de chômage, jusqu'i, concurren ce du salaiœ d'une semaine, mais le patron ne ,erse pas, au préala ble, la caution, comme son cmployt\ ctcc dernier devra plaider, pour obtenir son indcmnit{•, c'est-à-dire que tandis que le recours du pat ron est assuré, celui de l'ouvrier est touti, fait illusoire. En somme, de cc résumé trop sommaire des dispositions adop tées par la commission du Reichstag, il résulte que les sphère s dirigeantes allemandes sont animées d'un esprit de résistance furieux contre toute tentative de protection ouvrière. Cette résistanc e date des fameux rescrits du li. fénier. Une opposition catégorique aux projets de !'Empereur se manifesta aussitôt leur promulga tion et depuis, cette opposition n'a fait que grandir; à tel point que la presse bourgeoise allemande jette feu et flammes contre le projet que nous venons d'indiquer, comme attentatoire à la liberté patronale. Le conseil fédéral a déjà déclaré inacceptables la plup art des dispositions ayant seulement l'apparence de restreindre le bo n plaisir patronal. En présence de cette unanimité d'oppositions so ulevée par les projets du jeune empereur, on peut se demander cc que va faire celui-ci : « L'occasion s'offrira donc bientôt à Guillaume Il, dit l'Association, de mettre "à exécution la fière menace qu'au !en-, demain de son avènement, et la main sur son épée, il adre ssait à
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