La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LA Rl::FUTATION DU LlvRE DU GÉNÉII.\L OOOTII 4W Et cela nous l'avons fait sans aucune aide, sans Je secou 1:s d'aucun« s~l~tist~ », mais nous avançons quand mèmc. _Lad1m1~ut10ndes !~cures de travail en ce qu'il y a déjà d'accompli, les tarif~ des salaires des Tracles'unions imposés pour base, la marche rapide vers une loi ùes huit heures pour anùter le surmenage et l'asservissement actuel, l'obligation, presque généralement reconnue, de donner des aliments aux enfants pauvres des écoles communales, avant de ks bourrer de connaissances inutiles l'abolition du ma.rchandagc au mo,ins dans les entreprises rnuni~ipales et .par degre dans celles de l'Etat. Yoilà l'o,uvre accomplie, qu'aucune réaction ne viendra anéantir, et qui est d'une plus grande utilité que tous les projets du général ilooth réunis. • C'est encore bien peu de chose, nous le savons, mais le temps nous a été me~uré, et là où les socialistes ont des sièges assurés, comme à Paris, par exemple, les propositions du général font maigre figure à côté de cc qui a déjà été fait; et bien qu'il n'y ait qu'une faible minorité socialiste au con~eil 1nunicipal et qu'elle commence seulement à se mettre à l'œuvre, aujourd'hui, pas un enfant à Paris ne va à jeun ou nu-pieds à l'école communale; tous ceux pour qui cela est nécessaire reçoivent un bon repas gratis à la cuisine de l'école. La Bourse du travail, entretenue aux frais de la municipalité, sous le contrôle des ouvriers parisiens organisés, a déjà fait pour l'armée du travail plus que le général Booth ne fera jamais en cinquante ans. L'égalité des salaires pour les deux sexes; l'imposition aux classes élevées, qui créent la pauvreté et la punissent ensuite comme le plus grand des crimes, de cette organisation <lu travail que nous proposons, non pour augmenter la conc_urrence, mais dans l'intérèt général; la demande incessante que 1•1,;tat,jusqu'ici occupé à protécrer uniquement la haute finance, vienne en aide à la communauté to~t entière, autant de propositions dont la solution dépend, non de la charité des riches, de la bienfaisance des dévots, pas plus que de l'influence personnelle d'un homme. Elles pourraient être réalisées immédiatement si ceux qui, actuellement, s'eITorcent d'arrèter les progrès de l'action collective du p1:olétariat cmp_loya'.~11ltem: intelligence à comprendre les revendwat10ns des trav::ulleu1,,, et lcu1 action à en favoriser la réalisation. Ces remèdes seuls sont pratiques qui tendent à _Llonn_ca'u.' peuple la direction des affaires du pays et mettent à sa d1sposll1onles pr?- duits de son travail. Pour supprimer la misère r~sultant <les cho~ ·1nous faut aller à la racine du mal, détruire les causes qui mages, 1 d · ·t font des chômages une fatalité du système de pro uct10n cap1 aliste. · é ·1f t n Pour débarrasser nos rues de la foule des prosiltu es, 1 au e

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