REVUE DES LIVRES tion est victime de certaines fatalités héréditaires qui le rendent respectueux ou non des lois morales. Le conférencier rappelle à ce propos l'apologue de Schopenhauer, et il en tire cette conclusion qu'il n'y a pas nécessité de sanction, ce qui établit encore une divergence entre la religion et la morale. Est-cc à dire que l'homme n'est pas perfectible et qu'il est condamné à jamais, comme le veulent les chrétiens, à supporter le résultat des erreurs antérieui·cs. Non, déclare le citoyen Eugène Fournière, et c'est justement le relèvement de l'homme que poursuit l'idée socialiste, en lui assurant <lemeilleures conditions d'existence et surtout en lui donnant conscience de sa person'nalité. De vigoureux applaudissements ont dû prouver au conférencier combien il avait été compris et goûté par son auditoire très attentif. On a annoncé à la fin de la conférence les p1·ochaines causeries des citoyens Bernier : Quelques idées sw· l'éducation; Lcsigne : l'Univers sans Dieu, et Tabarant: !'Ouvrier au xv111• siècle. Robert BER:-.JER. '
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