33() !.A HE\"lJE SOCIALISTE LECO~IMUNISEMNEAMÉRIQUE (Suite) DEUX comIUNAUTÉS ÉTEINTE. Happ, Büumler, 11etz et Keil, tous les quatre Allemands, ont, comme on l'a vu, merveilleusement réussi à fonder en Amérique des sociétés où, par l'abolition de la propriété individuelle, revivent les vertus <lu christianisme primitif. :Mais ils avaient été précédés dans leurs réformes radicales, non seulement par l'Anglaise Anne Lee, mais aussi par un de leurs compatriotes, Conrad Beizel. Celui-ci, on peut le dire, a ouvert la voie : il a été le pionnier du communisme, en Amérique. La colonie d'Ephrata, à huit milles de Lancaster, en Pcnsylvanie, date de l'année 1713, et a compté dans son sein, du vivant de son organisateur, plusieurs milliers d'individus repoussant l'idée du tien et du mien, adhérant à une vie célibataire et s'attachant à mettre en pratique la fraternité, comme l'enseignait Jésus <leNazareth. Je ne saurais dire, faute de renseignements, si la lecture incessante de la Bible - cette source inépuisable de tànt d'excentriques suggestions - avait donné un caractère particulier à leur croyance. Le livre de M. ·Noyes m'apprend seulement que les disciples de Conrad Beizel prospérèrent pendant de longues années, mais que la mort de cc directeur, dans un âge très avancé, amena la dissolution graduelle de la communauté. Il n'y en avait plus qu'une douzaine de membres en 1858. Aujourd'hui, il n'y en a plus un seul probablement, car M. Nordhofî passe tout à fait sous silence les communistes d'Éphrata; ce qui est une manière tacite <lefaire leur épitaphe : Vi.cemnt ! Vi.nrunl, peut-on également dire des communistes suédois établi:; à Bishop-Hill, dans l'Illinois. A ceux-là, M. Nordhoff consacre plusieurs pages, pour en tirer une leçon d'utilité pratique, à l'usage
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==