REVUE DES RE\"UES tourés par lcb troupes, dominés par le feu plongeant de l'artillerie mise en ligne sur les hauteurs, les Sioux s·a$sircnt en cercle, déposant leurs carabines devant eux. ;\Jais quand, les rangs des soldats s'ouvrant, ils virent de nou,·cau apparatt,·c les Scouts (In,licns au sen·i~c des 1-:tats-Cni,) cha,,.:<·, do recevoir leurs a,·mcs, un murmure prolongé se fil cnlen<lr!'. Leur haine contre reux qu'ils considéraient comme traitres à leur mec cl agsas,ins ,le leurs c-hcfs se réveillait. Les premiers Scouts furent tué~,ceux qui suiYaicnt se jetèrent à plat ventre pour permettre aux troupes de Lirer par dc.,sus eux. Toul roup portail dans celle masse profonde d'hommes, de femmes et d'enfants, mais telle était l'exaspération des Sioux, qu'ils se ruaient sur les soldats, c-herrhant à se frayer une is,uc. Sous leur effort la ligne pliait ; le général Forsyth donna l'ordre aux mitrailleuses d'ouHir le feu. Pendant plus d'une heure, les Indiens luttèrent en désespérés dans cc cercle do feu. Ils se firent tuer jusqu'au dernier, hommes et femmes. Six enfants sunécurcnt à cc combat ('Il, qui ne coucha que 75 hommes aux troupes régulières, mais qui anéantiL l'élite des Sioux.» On a souvent répété que les sauvages reculent devant la civilisation, que c'est là un fait inéluctable, une loi naturelle, les races primitives ne pouvant supporter le contact des races blanches occidentales. La civilisation traitée de même par les sauvages, si ceuxci avaient des mitrailleuses, reculerait, elle aussi et devrait disparaître à un pareil contact ! Évidemment Je massacre avait été prémédité. Quelque regret qu'on ait manifesté à Washington de cette boucherie, les regrets ne sont qu'une hypocrisie de plus, dans le crime de Cherry-Creek, et la République américaine encourt de ce chef devant l'histoire une terrible responsabilité. Gustave nouANET. \
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==