320 LA REVUE SOCIALISTE LECARDINALMANNING ET LE SOCIALIS:-.m Le Figai·o publiait récemment une longue interview du cardinal Manning que nous recommandons .'.i l'attention des socialistes. On y lit: « Le Socialisme, c'est le mal. « La société civile et politique n'est aull·e chose que la société • humaine, et pour celte raison, toute législation doit être; essentielle- " ment sociale et conservatrice de la société. ,\.u contraire, le socia- " lisme, qui commence par renverser la société actuelle, est subversif « et destructi r. « Le socialisme n'a presque rien de commun avec les phénomènes « organiques sociaux, il est purement politique, et il est formulé « par deux facteurs, l'immoral et le perturbateur. Le facteur immo- " rai consiste dans le progrès de l'individualisme de ce siècle or- « gueilleux qui détruit les familles, sépare des intérêts naturelle- ,, ment communs. Le second facteur consiste dans les troubles " produits par cet individualisme par lequel il n'y a plus accord tt entre les lois et les besoins. Cc socialisme est un socialisme de ùé- • sorganisation et de révolution. c< C'est celui-là. que l'on désigne lorsque l'on veut parler du socia- • lismc, celui-là est la négation complète du socialisme, car qui dit , socialisme devrait dire société, législation, évolution, transforma- « tion, et non destruction. « Et alors je tiens à bien déclarer que je ne suis pas socialiste. Je « ne crois pas, en effet, que le moyen de rendre les hommes heu- « rcux soit de les détruire. » Est-ce sérieux, Monsieur le cardinal? Vous, lepartisan de la journée ùu 1••mai, vous qui avct soutenu les grévistes des docks londoniens, vous qui réclamet les huit heures de travail, les huit heures de loisir, les huit heures de sommeil. - Vous l'avez écrit dans une lettre
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