La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

204 LA nEVUE SOCIALISTE Jées inondations), épi:;ooties etc., l'application serait facile. L'État pre~drait (après rachat préalable des titres au taux d'émission réelle) la succession des compagnies existantes; il n'y aurait ensuite qu'à rendre l'assurance obligatoire pour tous, ce qui serait d'autant plus facile que l'économie résultant de l'emploi de l'outillage administratif et l'extension des opérations permettrait de réduire les primes à la moitié, peut-être au tiers des taux actuels. Les services des assurances concernant les personnes serait plus compliqué. D'abord il se subdivise en assurances : Contre la maladie; Contre les accidents prnvenant du travail; Contre les accidents quelcon']ues; Cont l'e la mort des soutiens de famille; Contl'e l'invalidité résultant d'infirmités ou de vieillesse. Ici encore on devrait débuter par l'obligation <lel'assurance pour toute personne jouissant par son travail ou autrement d'un minimum de ressource qui serait fixé, en tenant compte de la diversité des régions et des prix. Le total des primes ainsi payées devrait suffire au quart des charges de l'assurance générale, que l'on peut évaluer pour la France à 3 milliards, soit, pour le quart, en chiffre rond, 750millions. De ces 750 millions 300 seraient payés par les gens à revenu; resterait à la charge des travailleurs de tout ordre 4.50 millions, soit 4.1/2 0/0 environ des salaires évalués au chiffre total de 10 milliards par an (1). Un milliard serait fourni par les employeurs de toutes catégories ayant à payer une contribution de... qui serait un peu plui élevée pour les industries dangereuses. Cette quote-part paraîtra modérée si l'on se rappelle que des seuls actionnaires des chemins de fer le bénéfice net est de 650 millions par an. Sur ses ressources spéciales, l'État prélèverait les 1,250 millions destinés à parfaire le budget de l'assurance sociale (service des personnes). De quelles nature seraient ces ressources spéciales? Divers projets ont été présentés (2). No~s retenons celui de J. Par- (1) Une loi du 9 juin 1853 déclare « que tous les fonctionnaires, que tous les employés rétribués par l'État directement ont droit à une pension de retraite constituée par une retenue de 5 0/0 sur Jeurs émoluments ou salaires •. II ne s'agit que d'élargir ce principe en l'améliora.ni, la retenue dans noire système ne devant alimenter que Je quart ou Je tiers de l'assurance étendue à tous les t isques de misère et de ruine. (2) Voir P.-E. LAVIRON, du Droit des tracailleurs à la retraite. - S. DBYNOuo, la Politique du traoail, dans la Reoue socialiste du 15 mar, 1886.

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