La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LE DHUIT A L'EXISTE:--CE 203 philanthropique, en tenant compte de la dignité humaine. Cependant, aussi réduit qu'il puisse être, le principe posé : Dtoil assHré it rltacim d'une suffisante vie par le frav11ils'il 1•stvuli<le,p<1rla soliclari/1•socinle s'il est invalide, comprend ces deux formules : Reconnaissance du cfroit au fravail; Assurnnce sociale contre tous !rs 1·is11uesde misère. Du droit au traYail il sera amplement question dans l'étude qui suivra (1). ?\ous supposerons simplement une organisation des travaux publics capable de pouvoir parer aux chômages involontaires par des chantiers et ateliers de réserve où les salaires seraient un peu audessous des salaires habituels du travail dit libre. Du même coup on a supprimé près de la moitié des causes de misère; mais on reste toujours en présence des charges du service des enfants assistés et du service hospitalier et des dénuements causés par les maladies ou infirmités, par la vieillesse et enfin par la mort des chefs de famille. On y poW'rait subvenir avec le système actuel de l'assi,,tanee communale rendue obligatoire jusqu'à concurrence d'un minimum fixé, ce qui ne pourrait être obtenu qu'en sextuplant pour le moins le budget actuel de la bienfaisance publi<1ue.Mais ce serait toujours l'humiliation et l'abaissement pour le;; vaincus de la vie et lapersistante dépression du caractère. Il est un autre système proposé autrefois dans ses grandes lignes par François Vidal, Constantin Pecqueur et i~mile de Girardin, et qui pourrait motiver la création d'un .\Ii,1islè1·cde !'ussu,.,011·,,sociale (2). L'assurance sociale se diviserait en deux grands services : 1° Les assurances concernant les personnes; 2° Les assurances concernant les animaux et les biens. Pour la deuxième catégorie, qui comprendrait les branches incendie, sinistres mal'itimes (celle-ci mixte), intempfrù•s (grêle, ge- (l) Le l\linistèl'c du ll'Ct<:ail et &es atl1·ilmti""'· (2) Parmi les syslèmes propogés par les individualistes est celui de la capila.- lisation. ~ous a,·ons conclu à son insurtisancc anw quelque raison. En 1860, i\l. Thiers évaluait à 23 milliards de francij le capital nécessaire pour asourer une pension de 150franco à chaque ounier fran~ais a,cc un t.aux do capilalbation de 5 0/0. Expliquons ces chiffres. Comme Je taux de capitalisation ne peut plus dépasser 3 0/0 et que la. pension derelraite devrait être au moins de COOfrancs, les Prévoyants, pour justifier leur systcmc, doivent nous démontrcrla possibilité pour le prolétariat français d'arrh·er à uue épargne lot.ale de 120 milliards pour le moins. C'est la réduction à l"abourde.

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