La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

t8:l LA RE\'lJE SOCIALISTE La nwndirité est incompatible a,cc le gouYernrment populaire, re_m_olhonteux d,· 111., 11 ,1;, 111 t ne fui jamais écrit dans le dichon11a1re du rép.uhhc~m, cl le tableau .le la nwnùil'itt'• n'a ét,· ju,qu·,, présent sur ln terre que l lu,to1re de la con.,.pirntion d,·~ prop1·iétaires contre lc8- non proprit:uiire-... ~ . Lai,, 011 , ù l'insolent ,lcspohsnrn la fa,tucuse construction <les hop1taux pour cn::lou 11, les malheureux qu'il a faits, Cette horribl_c générosité du ùe,- potismc J'aide encore ,, trompur les peuples el a les tenir .sous lo Joug ... Cc n'e,t pa- as,,,. pour l,• peuple d'ahat11·e le, facltons, de sa11'(norle commcree riche, «Ir démolir lt.:s ~rand1•s for1urn•~; et' n'est pa" a~suz de rcnYcr-.,cr les hord,•, élrang-cres, clc rappeler le ri,::nc\ de la justice et cl,! ln. vertu, il faut encore faire ùi,paraîtrc du sol ,h, la Hépuhliqu" Ir<•el'l:ilité de, prc111ie1•.~ ûe.soi11~, l'e.•clarar,,• ,,,. Ir< 1111st•1·e et cette 1,.11,, hitleu,e i11é!Jalité parmi ks hommes, qui fait que l'un n. toute l'intempérance de la fortune cl l'autre tontes les n.ngoi1..;~c~<lu l1e:,.,oio. c·c,t ,\ ln Com·cntion à réparer les injn,tic,·s ,ks lob monarchiques, à faire dispar:,ttre la fi1•an1le uu'fJrtlit, 1 de, fo1·tunes, ;\ efl'ac·cr le nom de pr•u~rl' des annale, de la Hépuhliquc, ;\ hannir ln. me11dir·it1' par la hirnfaisancc et à rappeler fortement tous les ciloJcn, aux 1lroit, tle l'lw111rt1tité et aux daoil'.< du tmcail . . . . . . Dan, une clémoeratie 11ui,·or::rani,c, tout cloiLten,lrc iL élew1· le citoyen au-<.ks:msdu premier hu:-.oin; par lt..• fN1.r,ul, !,Ïl f"!--,l·a.lidt~ ~ par l'l·du("a ion, s'il est enfant, cl par des secours, s'il est i1nalido et clans la ,icillcsse. ::-i'ouhlion, jamais que le l'Îtoyen d'une lh·pnlihc1uc ne peul pas fairc un pas sans marcher sur son territoirc, sur ~n. propriété. Telle,; furent les paroles, quel-. les actes? Lo.ConYention rendit un décret où elle posnit comme principe 1° Que 1011/ êfre lu11,111i11 <1 d,·oiL à s11 sub.,isfonr,• pw· li' tmv/lil s'il 1·~l 1•"/i,lc, pc1,· c/cs Sl'f'Ot1,·s o,·,11ttits s'il est ho;-s d'étnl de t,·at•aille,·; 2• 1J11e /,• soin tir pow·voi,· ,\ la svbsistonce du pauv,·e est tcne clelt(' /1(1/io/lol('. Le même principe fut confirmé par la Dérlaration des Dl'oits de l'homnu• et tlu cilo!Jen, qui porte, article 21 : Les secour, puhlics sont une cletlc -.acrée. Ln société doit la sub,i,tancc aux cito~cns malheureux, soit en leur prvcurant ùu travail, soit en assurant les moyen~ ,l'exi,tcr ù. ceux qui sont hors de travailler. L'application ne ;;efaisait pas longtemps attendre: le 28 juin 170:3, paraissait un décret relatif à l'organisation <les secours à accorder annuellement aux enfants, aux ,;eillards, aux veuves et aux indigents. Voici quelques extraits du décret du 28 juin, l'acte le plus humain <lela Révolution française, dit, o.vec raison, le citoyen Deynaud : ARTtl'~E PHI.\IIER. - Le, pères et mères qui n'ont pour toute ressource que le pro,lmt J.i leurs travaux, ont droit aux secour, de la nation, toutes les fois que_lr, produit de cc travail n'est plus en proportion avec les besoins de leur fam1llc.

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