U: DROIT A L'EXISTEKCE 171 LE DROITA L'EXISTENCE . SoMM.,IRE.- I. Le droit à l'assistance clans l'antiquité. - I 1. L'assistance au moyen âge. - Ill. L'assistance clans les derniers siècles. - I\·. L'assistance publique depuis la Révolution française jusqu'en 1848. - \". J .a bienfaisance publique depuis 1848. - VI. La charité pri,·éc. - \'Il. L'assurance sociale. Pour qui sait faire abstraction des termes d'école, le but économique des sociétés progressives est certainement contenu dans cette proposition : Ül'9anisei· la p1·oduction et la 1·épartition des 1·ichesses Je façon à ce que le droit à une suffisante vie soit assul'é à toHSles êfres humains; aux valides par le ll'avail, aux invalides pal' la solidarité sociale. Si cette formule n'est pas la plus scientifique, elle a peut-être le mérite d'être la plus large et la plus pratique. On discutera longtemps encore sur les conditions d'un ordre social parfait ; mais il y a d'ores et déjà devoir urgent à combattre le paupérisme dans ses résultats, en attendant de pouvoir l'attaquer dans ses causes. Pas besoin ici de dissertations à perte de vue : le capitalisme a plus que quadruplé la production des richesses; mais par le développement même de son principe, il s'oppose à leur équitable répartition, et, pendant que les entrepôts regorgent, des millions et des millions d'êtres humains souffrent de la faim et meurent lentement de privations. Voilà le fait brutal. En présence d'une anomalie si contraire à la justice et si douloureuse dans ses conséquences, le devoir social est clair, même pour ceux qui admettent la légitimité intrinsèque de la forme propriétaire actuelle. Dans une société riche au point d'avoir à supporter périodiquement des crises de surproduction et où quelques-uns peuvent se livrèr à toutes les folies du luxe, il y a crime lorsque, dans la mesure des ressources communes, le pain quotidien n'est pas assuré aux plus déshérités. Mais si l'homme, selon le dicton banal, ne va
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