142 LA REVUE SOCIALISTE l Ht t • 01n 1'que et social de la fédération scandinave. Il serait sur ,; a econ . à dé • . e tous nos représentants à l'étranger fussent doues du s1re1qu . J . . même esprit d'observation judicieuse, et pussent aussi J1enrense1- , l o-ouvernement de la République française sur le dévelopgner e o . 1 ·1 · t politique et social des pays aupres desque s 1 s sont accrepemen . , d 1 1· · <lités.Ce développement est un facteur cons1derabl~ e_ a po 1t1que européenne internationale, qu'un gouvernement doit faire entrer en ligne de compte dans ses prévisions. Nos hommes d'~tat o?~ une vue malheureusement trop étroite et trop fausse des faits politiques et sociaux qu'ils ont cependant la charge de régler, pour dégager de leur manifestation la signification réelle et l'enseignement qu'ils comportent. M. de Bismarck peu~. rep~ser ~n paix dan~ .sa retraite. Le • forces impondérables » qu il a s1habilement mamees sa vie durant, la France n'est pas près d'en régler l'action pour détruire son œuvre. III DELGIQUE Pendant que nous écrivions ce qui précède, nous avons reçu le rapport de M. Bourée, ministre plénipotentiaire de la République Française à Bruxelles. Nous ajournons donc à un prochain numéro le rapport de M. Emmanuel Arago sur la Suisse, dont l'importance nous entraînerait dans des développements incompatibles avec la place qui nous reste. Le rapport de M. Bourée ne nous retiendra pas longtemps, - pas, plus longuement qu'il n'a retenu l'attention de son aµtem, quoique le mouvement politico-soc ial belge intéresse la France à un très haut degré. Pays de grande industrie, la lutte des classes y est entrée dans une phase d'acuité qui ,;ollicite l'examen sérieux de quiconque s'occupe des questions de travail. Des incidents de date récente ont donné lieu à l'apparition de phénomènes très graves, qui, à certain moment, ont failli proYoquer un conflit international. Lors des grandes grèves du Borinage et du pays de Charleroi, on a pu craindre à juste titre que M. de Bismarck ne profitât de la circonstance pour prêter main forte au gouvern_ement du roi Léopold et rétablir l' « ordre » en Belgique. On sait qu'une entente secrète existe entre les deux gouvernements, entente à la fois politic1ueet sociale· d'une part elle garant't à l'Al ' ' 1 lemagne une grande route d'invasion avec camp retranché dans la vallée de la Meuse, tout aménagé, prêt à recevoir, du jour
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