132 LA HEVUE SOCIALISTE Il · t • plusi·eurs reprises sur le courant de revendications revien , a , . , · lesquecetteJ·ournéea provoquédans l'Espagne ouvrière: d après socia • ·1 t d • lui, la grève de Bilbao fut provoqué par le i •• m~1; 1 en es e meme d li S d e Carthao-ène de Portman, de Madrid, de Valence et de ecee o , , . 1 · d B 1 ne « A Barcelone » - dit-il, « le 1•• mai fut e pomt e arce o . , . , . « départ d'une longue agitation ... Jusque-là, les conflits s ~ta1~nt « presque toujours réglés à l'amiable. Il est probabl~ que, b1~ntot, « cesmoyens de rétablir l'accord entre patrons et ouvriers ~ara~tr?nt « surannés et qu'on avancera de plus en plus dans la voie ou Ion « s'est engagé le 1ermai. » Sauf cette constatation, qui a bien son prix, car elle nous montre l'extension universelle du mouvement socialiste, le rapport est vide de faits. M. Cambon a cru pouvoir suppléer, de son fonds, au défaut de renseignements; par les extraits de ce que M. Cambon a mis de sien dans son travail, les lecteurs de la Revue socialiste pourront juger s'il y a pleinement réussi. II PORTUGAL Le premier fascicule contient également un rapport sur le Portugal, signé de M. Bihourd, ministre de la République française à Lisbonne. Le Portugal n'est pas encore entré dans le régime de la production grand'industrielle. Il ne se trouve donc point dans les conditions économiques qui, partout ailleurs, précipitent la crise sociale. Livré depuis plus d'un siècle à l'Angleterre par sa dynastie•, ce petit pays, doué d'une vitalité très puissante et d'excellentes qualités de race, a vu, de ce fait, son industrie comprimée, paralysée dans son extension par l'affluence des produits anglais. La petite industrie est donc encore le régime de production le plus répandu. « Elle « permet géneralement à l'ouvrier, dit M. Bihourd, de rester au « logis, au milieu de sa famille, de cultiver parfois un lopin de terre, « de mener, hors de la surveillance d'un patron, une vie plus indé- « pendante; elle le soustrait à quelques-unes des conséquences « naturelles de l'agglomération, qui développe le sentiment de la « solidarite et le fortifie par le sentiment de la puissance collective. » En d'autres termes, la petite industrie est moins oppressive que la grande. Mais au lieu de réunir ~n faisceau, par la concentration des grands ateliers, les forces ouvrières, elle les disperse. Ccpen<lant,il ne faudrait pas inférer de là, avec M. Bihourd, que la classe ouvrière portugaise soit indifférente aux problèmes de bien-
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