LA HE\'l'I•: sor.r \l.l~TE fions en d'obsr-ures fonclions que des illettrés rempliraient a,·cr autant de zèle et de mérite. _ D • d''•lu,l~• inutiles et l'"" ,1'6tudes pratiques. Balzac le coostata,t one, moins t .,__,., • . . . ~ . 1 .. dans son Médecin de c,1111 prtf!!11!, on 11e sait pas utiliser, rnethe en ,a em pour Je bien général, les eeneau '- et les acti\"ités. _ _ _ On surmène stupidement les cer\"caux par de fast1cl1cux exercices de 1~émoire, on ne ,ait pas, on ne ,·eut pas labse1· '.' l'enfant assez d'm1_- tiative pour quïl sïnstruisc seul, par de, ob,crvat1on, _et des _comparaisons. Tout récemment, nous aYOllS eu, à ('t; pl .,p11-.;, I_c plai~1r d~ lire ~ln ex_- cellent article de ~!. Je docteur Jouanne, clans une rc, ue de provmcc I Eclaireur sur une maison rurnle d'enfants, fonMc il R,v (~cioc-lnféricurc). li Y a là J~ germe d'une ré,·olution profitable dans les ,ysti,mcs actuels d'éducation. L'auteur ne donne pa, ses id~cs pour tout :i fait nou,·elles d'ailleurs; il rend hommage à F1·u·ucl, le créateur cl,· J,,,,di11• d'enfants. Mais il voudrait applilJUCr les principe,; clc la mi,thode clc Frn·bel plus 16rgcment, en y soumettant des enfants de six ù dou;,;e ans. • JI s<·rait facile, dit-il, de trouver dans les soins du jardinage el le la hasse-cour, un cns~mble de trarnux que !"on poun':1it ap1,ropri<'I'aux faibles forn-, des enfants ... » - Cela remplacerait arnntageusc111cnt les occupation, oi,eu,r, auviuellcs se livrent les enfants pendant les récri-ations où il$ sont abandonnés ù eux-mêmes el leurs exercices laissés au ha,ard. Ce qui repose l'esprit n'est pas une inaction absolue, mais un chan;;ement d'objet. Dans les exercices récréatifs des jardins, de la basse-cour, des petits ateliers ou ils éhau,·heraient quelques menus travaux sur bois et sur métaux, l'enfant, non seulement, puiserait des connaissances théoriques et pratiques qui formeraient en lui une excellente initiation à. la chimie, à la physique, au dessin, à la g-éométric et à la mécanique, mais il y trou,·crait ,le plus l'occasion d'appliquer les éléments de lecture, d'écriture et de calcul qu'il rccc\'rait de l'instituteur primaire. ' L'enfant veut apprernlrc, mais d'ordinaire on coupe court à ses questions, on le rebute et il perd l'oecasion de s'instruire. li faut satisfaire ses curiosités, il faut occuper son acli,ité par des travaux qui l'instruiront en même temps quïls seront salutaires à sa santé, qu'ils dé\'clopperont son initiative, lui donneront l'éducation morale néccs,aire, en lui faisant apprécier ses semblables, en lui faisant estimer le, ,.,niccs, l'aide de ses semblables. Les idées de i\J. le docteur Jouanne sont e~"ellcntcs el peuvent être généralisées. Il faut ne rien faire entrer de force dans les <-crvcaux, et s'appliquer à faire observer la nature à l'enfant. L'enseignement du dessin, par exemple, devrait être la base de toute éducation; le dessin apprend à comparer, à voir, à raisonner juste. Nous avons tous souffert des systèmes surannés d'édul"ation. '.\lais beaucoup, parmi nous, par indifférence, par manque d'énergie n'osent pas soustraire leurs enfants '.lux tortures dont ils ont été victimes. li faut réagir contre cette apathie désastreuse. Ki nous dégénérons, si l'on se plamt ,le la dépopulation, il faut peut-i,t,·e en cherd1c1· les raisons dans les artucls systèmes <l'cn,.,ig-nemcnts. I.e corps et l'esprit, le, éducateurs actuels le., falsifient; ih nous rendent iuaptes à Yivrc, i1 pro<·réer. Ils nous rendent Ja vie mauvaise, il~ nous rnlèYcnt l'(,nergic de l'accepter, ils l'ont de nous des fùus ou des brute,. En son liHc M. Eugène Mornl nou~ moutre deux enfants, deux c_ou,ms, l'un sanguin, l'autre anémi11ue et nous trace l'histoire de leur éil~ration, son 1·ésultat. L'un devient un brailla.rd, l'autre un salaud. Le sang,~rn, un lour~aud,_ est un bou:'geoi~ roublard qui se vautre et Jouit; J'ané m,quc doué cl amativ1tés, d'instincts affectueux, d'intelligence, tombe en d'in-
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