HEVUE DES LI\"RES 12:1 mandé qui était Jean Bernard, un grand écri,ain litLéraire, Ba rbey d'Aurév1Uy, dont plus encore que son t.ilent j'admire l'équité, car jama is il n'hésita, lui catholique et réactionnaire, à reconnaitre la valeur <le tel artiste ou de tel philosophe, fussent-ils l'un et l'autre républicains socialistes, \'Oire libres penseuri;. li me toucha hPaucoup en décernant à Jean Bernard, avec tant d'impartialiti,, le vieu, maitre, cetie sorte de hrcrnt, et m'est a vis qu'il avait raison. Xul de ceux, en etl'l'l, <tui liront les mille et un chapitres de l'lli~toire anei:-dotique de ln R,1roluiio,t frant:aise, ne lui contestera cc titre qu'il a mérité dix fois en fouillant si <"Onscicncicuscmcnt nos archives. Il y avait, depuis • longtemps, une place à prendre, non pas à côté de Michelet et de Louis Blanc, mais aprcs eux, et cette place, Jean Bernard s·en esl lestement emparé. • LÉON C1,,\ DEL. • :5acher-::\1asod1, le fécond romancier galicien, l'ient de faire p araitre, à la librairie ~larpun et Flammarion, un nouveau roman de mœur o russes: La Sirène. C'est l'histoire d'une jeune fl>mme, aussi dangereuse quo belle , qui ,·1ent jeter lu trnuhle dans toute une famille de braves et honnNes bourgeois. I.e !Jne c,t curieux par tous les dél:\ils de la vie russe, au travers des,,uels l'intrigue <lu roman passe, san, perdre de son inlért'l. La Sù·ène forme un fort l'olume in-18 à 3 fr. 50. Petits Français, l'ar Eul'(ën" :\lonu, 1 ,ol. :,,an11<',éditeur . . \io,i que l'a constaté tout ré<'••mnwnt un jeun,· critique de no, a mi,, :'Il.Th . .Natanson, dans la Rer:«e li/anche, co liHe, le second publié par ::\1. Eugcue l\lorel, aborde franchement une partie de la qucsuon socialP, el l"auteur, ne se contentant pas de fairn œu \TC d"art, a ,·oulu faire o-u,Te utile. Le « Club de l'art social • n'a pas vécu, ajoute Je mémc cl'ltiquc, mab il se mble qu'il ait répondu à des id/>c, ((Ui \'i,•nnent à présent à jour. On nous permettra donc d'insister sur cette œune, uu peu loni::uemcnt. Le problème de l'éducation est loin d"ètre résolu. On a fait, cert es, des progrè" au point de , ue pédagogique, mais combien nous somme s encore peu proches tlu hut rhé! li s·ru faut et de beaucoup. ((Uel'admirable programme, inscrit pnr Housseau, daus !'Emile, soit ré:llisé. Oc l"éducation eependant dépendent tous les progrès soeiaux, et tous les rtl'orts seront va ins tant qu'on n'aura pas réformé les c1Teurs el le, préjugés qui ac<"outumcnt l'enfant à l'asservissement, cl lui enlèl'cnt pour plus ta1·d le gout de la liberté et l'amour de l'humanité. L'éd~c·ation no con~i~tc que trop euc·orü à hou1·1·er d'indigcsLes connaissances le ecn·eau de l'enfant. A quoi sert <'Clici:duc,a1ion? à ri en. Elle rate, quand clic ne fait pas des normaliens. C'est ce que constate M. Eugène Morel dans sa courageu5c préface. Pourquoi faire le latin si on ne gag ne pas sa vie en l'apprenant au., autres? se dema~do R\'OC raisou l"auteur cle Petit., Fr'ancais. li y a d'autres profoosions auxquelles on ne ,·eut pas songer et qui sonL n(•cessaires, utiles, au11·1•mJntgrandes. Des bacheliers! \"alles a dit quel était leur misérable rôle. C'c,I l'élite intellectuelle du pays <1u'onérein te la plupart du temps avant la vingtième année pour en faire des a"ocats, de s ingénieurs, des professeurs qu'on laisse croupir, qu'on abandonne à de lent es crétinisa-
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