122 L,\ REVUE SOCIALISTE les joies du foyer! " Etreass is chez soi, avec un vieil in-folio de voyages romanesques, quoique poss1IJles, un vieux voyageur barbu comme héros, et lire devant le feu hospitalier, dans une YiPille maison de campagne, les rideaux tirés et juste assez de vent au dehors pour faire un a<'.:ompagnemeot à la houle ou aux forèts dont nous lisons la description ; - cela est sùrement un des moments les plus parfaitement heureux rie !"existence. " Sir John l.ubbock est une nature heureuse, bien équilibrée, qui nous dùpeint sa félicité, son bonheur a,·ec déli,·es et qui semble dire: Yous voyez, pour être heureux, ça n'est pas plu, difficik quP C'<:la;faites comme moi! Oui, sans doute, mais pou,· y réu~sir il faudrait ni plus ni moins être John Lubbock lui-même, c'est-à-dire homme considérable et consirléré, comblé de fortune et J'honoeurs. Rendons-lui ceUe justice: il sait se contenter et se l'éjouir de son sort. Son lin·e est un lar~e soupir de satisfaction personnelle, un traité de bonheur qui tout au plus s'adrtsse à une poignée dïndivid, s, quelque chose <'Ommeun Bœ!lee/,c,· ou un Gaidc Joa,we pour le voyage de la vie, à l'usage des millionnai,·cs. Encore un ouuage qui n'amènera pas la guérison des plaies sociales, ni du pessimisme. Au reste, le pessimisme serait encore plus fécond ,1ue eet optimisme béat. S'il se complait dans l'étalage des misères et des cruautés de 1:, \'ic, et entraine parfois avec lui le. découragement, il sou file lo plus souvent au eU'ur des foules la passion ardente pour la lutt,, et se trou,e être ainsi un agent de progrés et d'améliornlion soeialc. E. R,\IG.,. La Famille primitive, ses origines et son développement, par C. è',, STARCKE, professeur à l'Université ,le Copenhague. - La 8ih/i11thèque scientifiqae internationale dirigée par ;\I. Em. Alglave, <'<,mplail di>jà un ,-crlain nombre de volumes relatifs à l'histoire des sociétés humaine,, notamment ceux d'I-Jcrbert Spencer, de Bagehot, de Roberly, de Draper, de Jol.), de Cartailhae, de Lubboc-k, de Quatl'Cfages, etc. Elle s'augmente aujourd'hui d'un ouvrage sur l'une des question, capitales de la sociologie: lu Famille primitiee et ses transformations dirnrses c1uiont abouti au régime actuel de la famille. Dans une premicre partie, l'auteur ci.amine l'o,·ganisation de la famille, de la propriété et de lï1ilrilage clw, tous les peuple,; primitifs ou anciens. Dans la se- • conde partie, il fait la théorie de la famille primilirn, de sou ol'igine et de son é,·olution. Il étudie sueccssi\'cnwnt la filintion, la polyan.,lrie et la polygamie, le matl'iarcat et le patriar<'at, le lévirat et le niyoga, l'hérédité et le droit d'ainesse, les formes difîércutcs de famille dans les prin!'ipalcs races, etc. L'origine el le régime du mariage attirent principalement son attention; il développe soigneusement le systéme de l'exogamie et l'érnlution du mariage. 11 termine enfin pai- la théorie du clan, de la. tribu et de la famille, qui a provoqué, comme celle du mariage, bien des co11t1·overscs. Ce livre est don<' commo un résumé des prinl'ipales questions sociales. (1 vol. in-8•, cartonné à l'anglaise. Librairie F,•lix Alcan. P,'ix 6 fr.) Histoire anecdotique de la Révolution française, pal' Jean B1mNA1w. Le troisième volume de !'Nlc œu\Tc <'ùnsiùurable, dont nous rlonnerons très proc:hainenwnt un compte rendu détaillé, ,i,·nl de paraître chez Georges ;\la.ur,ce. \'uici comment Léon Clade!, le célèbre éc·1·ivain des Va-1\"a-Pieds, apprécie l'a-uvre Ju vaillant et fécond publidsle: • Un nouvel annaliste nous est né, m'affirll!ait nagui,re, après m'avoir de-
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