120 LA HE\'UE ::"OC! \I.ISTE ne eaur:ii,•nt, en ~a, de .-onllit dïntfri•ts, lutte,· :i,cc cette pui,sanlc institution. ~(Hh le litn·: .\ n~u c·yniquc, Chirac l'1.'p1·,>duiL<•nsuitc un article. bien curieux. tle ::\1. i':uil Le1'O)•lkaulieu, publié dans lï~r·"110111i.,ftrf·,111t·ois du 11février 1868. Cet :,rtidc l•rTit "-Ur un ton de mcnan~s t•st adrcs-,(• au:-...nomhrcux. députés qui r~Yc11t de ne plus renou, ,·lt'r le nwnopolt..•de la. Banquf' (li: la France. L'l::conomiste l1oun.!coi'j i11\'Îtc k·~ 1·él·ah-it1·a11tsù. fi\~ pa::; prenùrc ainsi des airs ~u·1·ot!tu11~ ù rl•µ-anl d1•:-; t!'rands ~t•i~11cu1's <le la liiwnc<·, ,ar il prou,·e que la Banque est plu..., pui~sa1He <Jue l'Et.it <'Lque IC' pays n'a qu'ù traiter avec re::-p~ct ses JhHt\t..~fHtX rnaitrt•s, ::;'il 1w n•ul pas ~ .. :C~'\.f'O~<'r à une ruiue monétaire cl commcr!'inle ,·omplctc et ,, la [Jllen·e. :\ous rcconimandons ,·olontiers au, s!'cptiqucs l:i lc,·lure de cette prose lourde et froi,Ic; ils y 1·crront à quel point la Fran<"e c:sl garrottée par mw dietatur<· moin~ hruyanlè mai:s plus dure que C'ellc dont nous a\'ait rnPua«·l·s Jr pau,re homme de Jcr:scy. Chirac termine ~011 011Yrnµ-c <·n publi::rnl <·omme annexe la. l't'•fulalion Yéritablc111ent topi,pie cl <·orn·l1u111ldces nitiques formulées par 11. de Foville contre sa loi d,•s <"ala:-;trophPs. (·<·i ou,-ra.~e ù. la foi~ :sa, tint et piltores(J11Cdt\"ra1t faire impres...,ion sur l'c~pril de ,·eu, qui nou-; µ-011,e1·1u.:nt <•t dl) toth les patriol<'s. ~Jais nous snsoth bien qu'une fois de plus la JH'C~'-,C lwuq.reoi~e rl·1.rnhlicainc ou monarchist<' fera k silence ,u,· r•,·s que,tions ,it.ilcs, jusqu'au jour où le peuple e,._a,péré et suirnnt le conseil de V. lluµ-o, qu0 nous interprétons à notre façon : ........ . N'.1.s-iu pas des ongl<'s, vil troupeau, Pour cc:-i <lémang-eai~OllS d'e.rploit,•ru•-f Mil' fa peau ~c lc1·cra, romme le prédit ChiraC', pouf' réclamer une liquidation générale. l)• A. Dr.LON. Le Bonheur de vivre, pat· sil' John L1rn110,·", chez .\lcan, 1891, un n,1. :!. fr. 50. Au siècle dcl'llier, l'optimisme était la note dominante. Les idées de Leibnitz faisaient fureur, à Lei J,oint que \'ollaire se mii ù écl'irc Candide, dans le but de réagi!' contre la doc-trme éu,'nante du « tout e,L pour le mieux dans le meilleur des monde, •· I.e bonhomme Paugloss IJ•<inait.La Providence avait !:icÎ bien arrange Je-:-; dtu:,P:-, ! ... De nos jour,, nous sommes :ilf,•infs d't11wmaladie contraire. Xous broyons du noir. La vie csl mau,ais<' et!<' néant e,t l'idéal ri·,·(•. C'est en grande partie à Schopenhauer que nous d,mms <l'i·lre afleints de cc mal. l'.;u connu durant sa \'ie, ec philosoplw jouit aducllcml'nt d'une , cnommée unh·crscllc. Ses doelJ·incs - que j'aurai un du ces jours l'occasion d'ex]Joser à propos de l'cxeellcnte trn<ludion toute l'é,·ente ck ::\1. Uurdeau - ses doctrines aboutissent à un pessimisme désespérant, qui ,·est répandu un peu de tous les cùlés, comme une épidémie. li a rn~me JJas,û la :\Janche, à cc ,1u'il parait. Yoici en effet le savant naturaliste sir John Lul>bock, qui semble s'émouvoir de ,·ctlc inrnsion dans son paJ s où le spleen dojà exerce ses ravages. li , icnt <l'écrire 1111 petit <>u1Tage: le /-1011/wu,• de cù,,•e qui est destiné à sen ir sans doufu <le spé<:ifi<Jue à la maladie nou,~lle. Déjà ,·ingt éditions ont ét6 1~n1t~vl•es( .·•est llll gro:-; st1('t•i·~ 1 qui JH'ouvo ttu'en A11gleÎ.crL'Con a gl'[tnd besoin, C<>mmcailleurs, ,l'appn·11d1·e do quoi le bouh,,ur est fait et comment on peut l'ac'luh,r.
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