04 LA BEVUE SOCIALISTE ethnique <lespeuples d'origine rt de structure commune~ est même un <le:-f;acteues le1:p, lus im1Jo1·tant.sile la vie sociale de notre temps, et nous la yoyons s'affirmcl' partout, süivant de près le 1·éveil des com,cicnces nationales, chez les peuples soumis à une dominatiou politique éti·angè1·e. De même, à côté de cette conscience et parallèlement aux efforts des nationalités et Llesraces, nous assistons, au sein des nations, a. l'antagonisme violent d'intérèts sociaux. en lutte représentés par des olasses distinctes - des agl't!gats d'inrliYiclus différenciés, dirait de Greef-lesquelles diffèl'ent souvent outre elles, tout à la fois do sti·ucture et de follctiorn:1,quelquefois même, c1uand on sc1·ute la fo1·mation historique des classes d'ol'i;.rine, et Llonationalité. A la 1·igucur, on peut !::ioutenirque la division dns classes 1·épond, au sein de::;sociétés, à une division ruclimentai1·c des fonctions, que le développement complet <le l'organisme social est appelé a perfectionner. Mais il nous semble difficile 11'éliminc1· de la même fac;onle factcu1· Llela natiotialité et de la1·ace,<lont l'impol'tance s'accroît toujours et, à cel'taines heures, 1lomino prc~que le rnou,·ement historique contempo1·ain. Quoi qu'il en soit, il est cm-tain 11tiele« supororganismc » social 11'estpas unec11tité métaphysique. Il répond à une 1·éalité objective, le ((::mperorganisrne » existe, il n'est pas une hypothèse. On a n1 11nede Grnot signale au début do sa dèmonsti-atio11 l'exi-;te11ce de fonctions et d'o1·ganes. Lo processus hiologic1uo pel'mi.'t 1l'explicitH'l' en pm·tie la distl'ibution de ces fonctions et de ces orgaiws, leur mode de diffël'Cuciation, et la scienc<>sociale a pou1·ob,il'Lceux dont on 110saurait expliquc1· la formation pa1· lt•s seules lois dt> la biologie. Les différences enü·e 1'01·ganismr social et les autres m•g·anismes sont, en effet, considé1·ablP:-: c'e-.;tain~i qu'<'ll biologit•, nulle pal'tie ~éparée t1el'organisme nC'saurait YÎ\Te; !aw1is <1ueiles pa1·- ties sépa1·écs <le l'organisme social, des indh idus disti·aits do la société clans ce1'taines corntitions données, peuYe1tt :-u,·YiYre. Le « supel'organisme .,, social a Ullt' continuiir plu:-; !!l'aJllle <lUP les organismes individuels, etc., etc. On cornpreud que nous ne puissions é11unH•1·ei1c·i tous les s1µ:11es 4.ui carnctériseut l'orgauisme social et ~e distinguent des autt'<'s 01·ganismes. Faisons l'Gma1·quer seulement <ttie le 1leYeloppenwnt iles societés présente une cm·taine analogie 1:n-ec l<· 1léYcloppement biologique <lesespèces, dont il L·epl'oduit souYent le modo de c1·oissancc. Ceci répond a une objection souvent fol'muléc contre les socialistes, à savoir : que l'organisation sociale par nous préconi!::iéee, st le retour a de vieilles formes <le ciYilisation primitive. Tel10 est, par exemple, la socialisation <lesiustrumcnts de tt·ayail. Nous avous mouiI'é ailleu1·s, pai· l'excu1ple du ll'oc et <lesbanques de compensation, qu'aux divcr!::di egrés do l'évolution, des vhénomèues
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