La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

00 LA REVUE SOCIALISTE tions socioloµ;iquos h;U ÎYcs doni bo,rncoup ,l'entre eux sont atteints; de l'autre, il montrera aux politiciens, qui croient qu'on ,lirigt➔ los afiairlls ,l'un pays en continuant à battre los sentiers rle la rolttine, quelle somme cl'étt1deset de connaissances générales, et part.iculi!'-r<'S nécessite l'ambition de pn\sidor aux destinées cl'nn Etat moderne. II La sociologie, en eff<'t, l'auteur )C'démontre <l'une façon soliclC'dès 1,,s prcmit'rs chapifros, est 11posci('ncr. spécinlo, ,listincto do CC'llos qui ront préc(•c\ô(' : ((Bic'n qu,, la rnati<\rp :-ioit 111H' ot contimH', ,lit- (< il, ses manifestations ne sont pas uniforn1e:-1;rnms <'lies i-i'6lèvC'nt., (( pat· une suite clt' c1·èations rnüm·C'llos, clos propriétés los plus <( g-én0rales ot les plus simples, à, clos propriétés <lo1ilu:-1r.n plus cc spôcialos et. com11lcxos.Les mnthématiqnes, la physif1ue et la chi- <( mie sont les principal.lx clcgrôs clo l'éohello hiérarchiqtH' lies 1< sciences : la sociologie en est le cl01·ni01·. l) gvi<lcmnrnnt, cotto graclation naturolle n 'm,t, pas absolue. Los ~ci1,nc0s ne sont pas rig,nu·ouscmmlt su po1·pnsé'es les unes anx anti-os, mais intenl6pendantm1. Ellos oxrrcont les uues sur los aut1·rs une action et une réaction réciproqurs, en corrospon,lance ox.a.cto ayec l'inter<lépofl!lance dC'sphénomènes qui com;tituent lein·clomaino. Cotte action ot cette réaction font cl'rllos un ag1'égat orga11ique dont toutes lem's parties, quel quo soit le dogrè cl'antérioritù, au 0oint clovue de la ~enèso ot de la log·ique, sont rigoureusement liées los unes aux autres et subi'lscnt muiuollonwnt lou1·s ü·ausfornrntions et lei1rs réY0lutions particuljèrp~. o·ost ce <1tù\Yait cntrorn lQfondatem·, 011Prance, de la 11ociologie,A11gustc Comte. Malheurom,cn1Clnt,l'6tat clos connaïssa1iccs <leson temps, son <léclain, son ignorance missi, des ph(\nomènes 6conomiques 1 nr lui pcrmirQnt quo d'rntrevoir le rolo iinportant do ln. science clos xociétés,sans pouYoir r1,sscoirsur <lof\bases $OlideR la <lémonstration à laquelle il s'était attaché. Aup;usf,oComte, en effet, to1it en affirmant la nécessite, d'une science nouYellc, n'en a point démontré l'existence, parce qu'il n'a pas vu la diffé1·ence qualitatiYe qui distingue loi> phénomènes sociaux des phénomènes biologiques ordinaires. Herbert Spencer, selon de Greof, n'a pas été plus heureux clans sa teTttatirn, tout, en 11,yant approché plus près ilu but qu'Aup:ustc Comte. JIQeber.t Spencer, en effet, donne pour objet à la science sociale " ln.Groissance, lo flévrloppemont, la. structurn et lC'stonc- ,, tions de ra~1·ôgat social, en i.ant que produits par l'action roci- « proque d'hommes dont la nature contient ,les traits communs à « toute l'humanité, des traits particuliers à. une race spéciale et cles <' traits iurtividuels "· - Ainsi présenté, l'objet fle la sciencr sociale

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