La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

G2 LA REVUE SOCIALISTE Que ks tra\'aill<.'u1•s se miss<.'nt,<'Il lont sérieux, à inLt·o<h1i1·<'1<' systènw <leshuit hcu1·es,c·<'sl cc qui n',wait pas été prehu pa1·ces hommes pleins dt' conflauc<'. <Jueles fra,,lillcu1·s irnssc1üdéYeloppe1· un 11ou,·oi1· l<.'llcnwnt stnpc,fianl., c'csL cc que ces b1•ayes gens n'a_yaic11tjamais 1·1~Yt'.Il fallait donc en Y<'ni1·aux. aclcs. C'ctlc ré1'01·mepoul' laquelle on arnit si longl<'llllJS lutV•, les ou,Tie1·s allaieut (1oncla 111cll1·cà <'x.écuLion ! 011 1·appelait aux exploiteurs leurs promesses<'l lcm·s scmwnts. Ils C'hc1·cl1<'rcntdc•srléfaites : ils feraient lcu1· possibl<'. Ils ayai<'JÜ<l<'bonnes inl<•ntions. L<>stt·availleu1·sn',l\·aient qu'ù se f1<'l' à eux.. Quelqne jom·, pasaujour<l'hui sans doute, mais p1·obablt'uw1üa,,rnt Jejug<'111e11tlernie1', ou a1Ti,·e1·ait de c<'Ll<'fac;onà un a1·1·angemrntsatisfaisauL. « L<'s lraYailleut·s U<' prm·e1lt s'<'ll laisser irnpos<'t·ainsi. Ou, 1·iers, nrns a, <'z(·lé trnmpés Yingt (ois. 1 e soulft·e'z pas, c11ù111c• fois encor<', on se <léba1·1·asst> ainsi de Yous! » A en juger el'ap1·èsles appaI·rnces du mornent, lf's éré1wments U<' peuye1it<1u<'1n·<'11Clr0 un conrs tout à fait pacitîqur. Gn gran<l uomln·<> des cx.ploitrn1·s, tous, pom• mi<•ux.dit·c, sont l'ésolus de•t'('dui1·(' it la raison, paI· la 111is1;1'<', c.:eux.<1ni r<'fusent d<' se sou111ettreà leu1·s décl'cts arbil1·ai1·cs.La CJ.tH'stionsp pose d<>s 101•-; : Les tl'aYailleu1·s S<' laisse1·cmt-ilsaifamc1·et domptet·, où p1·<•fé1·e1·011L-ils inoculc1·, JJai· la fot·ce, à 1léfaul. d'aut1·cs moye'ns, <1ucl<1ucidée mode1·11<'à lf'u1·s mcu1·tt·ic1·sJH'ésomptifs'?(Arbeiter Zeitunr;.) J,e lundi, :3 maI·s, la lutte dC'viut génfralc. L'Arbeiter Zeitu,ig li<' ce joui· <lonnc un 1·0sumécomplt't <lu mom <'men( il. Chicago. Il était très intense. Plusieu1·sdéfilc'!sClll'ont lieu. Ils fut·ent très importants. Enti·e aut1·cs,on 1·emaI·qua UJH' p1·ocessionde ::,oo brayes couturièt·es qui mat·chèrent it l.t•aye1·sles pl'incipalcf-l l'Ues <le la Yille, cette 1lcrnii>1·<'manifcstationfut parfai temento1·donnée. Pourtant, plusieu1·s as!:iautsCurent tentés sm· elle par la police. U1w µ:rère génét·ale de clécha1·~ru1·s<léhoucha<lu ct>t<'• <h'~ol'thwestr1·11Road (1·ouledu l\01·d· Est). Le nuage' <fui (,tait snspc'ntlu 1l'unc fa.l'on nH'lla<'anle au-dessus rlc la cil(• en fut grossi. Le· mom·crnent. s·ac<'rntuait . .Je fus in Yité pa1· la « Cenl 1·al Lahor Pnion » il. parler à un meeting en masse des « Lumhel'-Shon't·s », dans l'aprc;s-mi<li, au 22 du<, Stand Blue Island Aye ». .J0 n'aYais pas l'intention de me rem1re au meeting. En cffcf, j'étais complètement, (0 'puisé de mes fatigues des derniers jours. Mais un comité , int me trouver et insif-lter pom· que je , inssr. C'était une immrusc réunion, 10.000 pe1·sonnesétaient p1·ésenies. Quelques coU1·tcs allocutions aYaienl été déjà faites lorst1uc j'a1·1·iyai. Quarnl le président de la réunion mïntrocluisit, quel1g1eshommes <le l'auditoire crièt•mlt: « U'est un socialiste.Nous u';n-ons pas besoin <le<liscours socialistes l » Mais dès que j'eus pris la pa1·0Je,tout <leYint trauquille, sileucieux,

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