GO LA llEVUE SOCIALISTE i·ent. L'ai•u1éc <les sans-t1·avail e:-:t là pom· vous l'cmplacel'. Vous vous y opposel'ei, rnus vous insurge1·ez? La police et l'année entl·eront enjeu. » En réalité, t.out ceci rut un coup monté par nos adve1·sail'es. C'était p1•érn. Nos persécuteurs tentèl'ent <le faire croire an public que JLOUsavions « conspi1·6 pour fai1•cces choses» pom· suscit~•· une 1·évolution le l°' mai, pour renverse•· le gouvernement des EtatsUnis et établir l'anal'chie à :a place- oui, conspiré pour fai1·e l'éussir en un moment cette toute petite chose qui s'appelle une révolution; avec << une bombe » - une seule pei.ite bombe qu'on jetterait à J'inll'1·section rle deux rues. Vraiment ces iiwentions font songet· à un complot <l'Opé1·a-bouffe. Gl'innel rlégote Offenbach. La« Centntl-Labor-union », le c01·pscentrnl <lesunions dt•s métiers allemands l'eleva la balle à Chicag-o. , De grands meetings furent tenus dans diverses pai·ties de la ville. La question des « huit heures » fut agit(•e. Les anciennes union· doublè1·ent et t1·iplrl'cnt leui·s memb1·es. En mème t<>mps,de nouvelles unions ful'ent. organisées pat· douzaines. Chacune était ac:liv<' ot le mom ernenL p1·omit bientê>t heauco1ip. L'assemblée des métiers et clu tt-avail et IC'schevaliers <luti·m·ail agitèrent la question cl'une façon inM•pendante et à lem· manic"rl'. Le manifeste de Powderley déclara en vain que le pays - entenclez le:-; capitalistes - n'était pas enco,·e pt·êt à accepter la réfo1·me des huit heures. Cette rlécla1·ation n'eut que peu tl'efiet. sur les chevaliers a Chicago. Ils sarnient trop bien que les capitalistes ne set·aienL jamais prt•ts, ni pour cette 1·éforme, ni pou!' une autr<', tant ltu'il n'y aurait pas oc monnaie a la clef. Quelques-unes ùes unions représentées dans la « Central-LaborUnion » - en première ligne les boulange1·s, les brasseurs, les bouchers - demanclr1·ent une 1·écluction de la journée cle ti·m~ail ile H et 1G à 10 heur·es. Elles obtinrent satisfaction quelques semaines avant le 1 cr mai. Ces victoires <lonnè1·cnt un nom·el élan an mom cment et remplirent l<'cœu1· <les sol<lats des huit helll'es d'espoil' et de l'o1·ce. L' « A1·beite1·Zeitung >> (Gazette des tt·availlem·s) soutint la cause aYec Yigueur. C'est à son influence que fut en grnnde partie dù le succès qu'obtinrent les diffé1·entes unions. l'n grand nombr·e <lesorateurs cle l' « Intel'Dat.ionak » réunirent des meetings et oq~anisrrent <le:,;unions chaque soit'. Quelques-unes de ces unions se rallièrent aux cheYaliers du traYail, d'autres à la C/. Central-LaborUnion ». Il n'y eut personne de plus acharné au frayai! que ces anarchistes tant Yilipendés. Et il:,;n'étaient. ùirigésdans leurs efforts que par le <lésir ùésintél'cssé de faire réussir le mouvement. Une démonstration de la u Central-Labor-Unioq II en faveur des huit
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