La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

CHO L.\ I"Œ\.UE SOCIALISTE l'111léri•ta, cc lcqu<'l la. mnjo1·ilé répuhlicainc discutera. les rc,·enùica.tions formulées. Eu foi de quoi out signé les tlélégui•,;: Gol'zo:--, t:nr.xi-:T, F1'.:1.nm,L.u·osTr., Roussr.1., Dt:1.uc, LE:--Tz, (;l'F.!>nE, Y.,11.1..,:--T,BAt:1>1:--, FE111\Ol'J., TIii\ 1111'.I!. Yoilà clone les détenteurs du pOtffoir mis en demeure d'avoir à, <''-n111in('rsans retard les mcsur<·s les plus :.wantag('u,cs pour faire fructifier le prinC'ipe de la limitation internationale de la journée <le Lra \,.iÏ 1. L<· J1 • 1 • Mai n montré tous les salariés unis cl<'vant CC'ttegrande réforme, dont l'adoption serait une sourCl' de hicn-êtrC' général, de pl us grande eu I tu rr intellectuelle et 1nor:1le, et une atténuation du çhùrnag·l', cc sinistre recrnteur des dépôts de mendicité, des pri- :-ons et de:--nwr.!.!uc:--. La rn·c1Hli('ation de la journée de huit hcur<•s a été à l'ordre clu jour dan:- tous les pays, et le prolétariat international a été unanime à la réclanH'r. Une est la misère, une a été l't n•stera l'intelligente lHJursuitc de cette première co1H[uête socialiste. La soçiété a le pouYoir de légiférer <·nmatiè•re de réglementation du trarnil. Les socialiste"> ont Je droit d'imposer à, b société cc•tte réglcnwntation du irnv[til çomrne un devoir strict et étroit. La date du 1er ~lai mar11u(·1·a donc dans l'histoire du xrx0 sièc;lc, çar clic a montré la Yigueur de l'Internationale des travailleurs. Le <.;o"mopoliti..,rnc industrid et cornmercial a justrmcni pour contre-partie logic1uc l'association iniernatio11alc des tra ,·ai llcurs, qui ne ve1tlcnt plus, dans une lutte inégale, être amenés à pro<liguc·r leurs forces pour gagner un salaire insuffisant. Le 1er :\lai, la démonatie socialiste a entendu établir aux yeux des partis conservateurs de toutes les nations sa parfaite çommunion d'idées, sa force d'organisation et son unité <l'action. Les élertions parisiennes. - Il n'y a pas lieu d'épilogu<'r longuement sur l'heureux résultat de ces l~lcctions. C'e..,t l'écrasement délillitif et çornplct du parti réactionnaire et plébiscitaire, et la fin des éc1ui\·0<1ucs que le boulangisme avait semées comme à plaisir. ~l. Boulanger s'e-.t même vu déposséder de son fief électoral de Clignancourt pa1· notre cher collabornteur GustaYc Rouanct, dont la brillant<' campagne électorale laissera de profonds souvenirs à Montmartr<'. Quant à la croisade religieuse prêchée par M. Edouard Drumont, elle n'a trouvé d'écho nulle part. Quelques preux étaient

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