LE MALTHUSIANIS:'IŒ 5GG déjà, par cE:lamême, considérnblement simplifiée, attendu que l'encombrement des professions, des emplois et de toutes les carrières en générnl, qui aujourd'hui rend si difficile l'établissement des jeunes gens et leur accession à une profession ,honorable et lucrative, diminuerait graduellement et finirait même par disparaître complètement. Or, comme cette crainte de ne pouvoir établir convenablement les enfants est précisément l'une des causes principales du malthusianisme, on voit très bien comment l'unitaxe foncière, en rendant la terre accessible i tous, ouvrira par cela même des carrières tellement nombreuses à tous les jeunes gens, qu'ils n'auront positivement que l'embarras du choix, et cela dès qu'ils seront en état de se rendre utiles et <l'ai.derleurs ainés. Oui, l'encombrement des professions, de là difficulté pour le.sjeunes adultes de trouver de l'occupation et du travail, est l'une des principales causes du malthusianisme. Dès que cet encombrement disparaitra, on n'aura plus d'inquiétu<le, l'avenir des enfants sera assuré. Quant aux dépenses d'éducation, il sera encore facile d'y faire face, grâce à cette même unitaxe foncière et à son emploi au profit général. La perception de la rente foncière par la communauté sous forme d'impôt national et communal permet, après avoir fait face aux travaux et services publics, d'assurer la grntuité non seulement de l'instruction à tous les degrés, mais aussi de l'éducation, conformément aux tendances modernes. On pourra, si on le juge nécessaire ou utile, distribuer gratuitement non seulement les fournitures de classe, mais même des repas et vêtements, comme cela commence déjà à se pratiquer dans les villes pour les plus pauvres. On pourra aussi, si tel est le désir général, ouvrir des asiles et des crèches où les enfants seront admis dès le plus jeune âge, afin de permettre aux parents de vaquer à leurs affaires. Ainsi seraient diminuées les dépenses d'éducation; ainsi disparaitrait l'un des obstacles à la multiplication illimitée de l'espèce humaine. En arrivera-t-on jamais à l'éducation, ou plutôt à l'élevage en commun, non seulement aux frais, mais par l'État lui.-même ou la Commune? C'est le rêve des collectivistes et des anarchistes-communistes. Mais il faudrait voir s'il n'y aurait pas moyen de satisfaire également ceux qui préfèrent éleyei• leurs enfants eux-mêmes que de s'en priver immédiatement après leur naissance. L'éducation en famille a aussi ses avantages, quoi qu'on en dise. • On voit que le prélèvement de la rente foncière par la communauté peut être raisonnablement proposé comme remède au malthusianisme, d'abord parce qu'il aura pour effet, en assurant à chacun sa part de sol, d'ouvrir à tous des carrières honorables et avantageuses; ensuite parce qu'il fournira les 'moyens de dégrever
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