LA R8VUE SOCIALISTE o. i1wentait des machines dont la Hollande seule se servait, et mainte « invention française du xn11°siècle n'était exploitée que par l' .\ n- « glcterre. » Et plus loin: « Les Yankees ont inventé des machines << pour t.:a-;scret broyer les pierres. Les Anglais ne les emploier.t pas « parce lJUC le << misérable )) (v11·elch, tel est le nom que donne l'éco- << nornie politic1uc anglaise à l'ouvrier agricole) <ruiexécute ce tra- << yail re<,;oitune si faible partie de cc qui lui est dû, que l'emploi « de la machine renchérirait le produit pour le capitaliste. En .\no. gleLcrrc on se sert encore, le long des canaux, de femmes au lieu « de chevaux pour le halage, parce que les frais des chevaux et des « machines sont des quantités données mathématiquement, tandis << que ceux des femmes rejetées dans la lie de la population, échap- (< pent à tout calcul. Aussi c'est en Angleterre, le pays des machines, << que la force humaine est prodiguée pour des bagatelles avec le li. plus de cynisme. l> (p. 170). Donc on peut établir les équations suirnntes: Courtes journées = hauts salaires = progrès industriels incessants. Longues journées = bas salaires = industrie arriérée et stationnai rc. C'est bien là ce que l'expérience nous enseigne. Nous connaissons pour notre compte un certain nombre d'exemples qui prouvent hien que les bas salaires sont un sérieux obstacle au déYcloppement de la production. Nous ne les mentionnerons pas, car cette idée ne nous paraît pas contestable. Il est encore une deuxième conséquence de l'adoption d'une législation protectrice du travail qui n'a point été mentionnée par M. H.ouanct et dont l'importance est aussi très considérable. - Si la restriction du travail des femmes et des enfants, la réduction de la journée de trnvail de l'ouvrier adulte, produisent une élévation réelle de salaire; si l'élévation de salaire amène par la force même des choses une organisation scientifique et mécanique de l'industrie, une plus grande somme du capital existant deYra être consacrée à l'achat <le l'outillage mécanique. Nous savons que le capital accumulé se divise en deux parties : 1 ° le capital constant, c'est celui qui sert à l'achat des machines, des locaux, des matières premières; 2° le capital variable, c'est cette partie du capital qui s'échange contre la force ouvrière et qui seet à payer les salaires. - Dans la petite industrie la part du capital constant est très faible; la part du capital variable est relativement considérable. - Lorsque le travail protégé forcera l'industrie à l'emploi des machines, le capital constant deviendra au contraire proportionnellement plus important. - Le petit industriel se verra forcé de modifier son outillage et de consacrer à cette opération des sommes très fortes ; mais dans
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