502 LA HE\'UE :::iOCIALISTE Sous le fi trc : La femme pend cent la pé,,iode ml'nStl'uelle, étu<lc de psycholo!!·ie morbide et de médecine légale, l\J. le D• lcar<l examine les troubles ciui adcompagncnt l'accomplissement de celle fonction. Il étudie l'influence de la mcnsfrnafion sur l'état mental de la femme, son étnt précaire, a\'CC cxaccrbat.iun des troubles psychiques, che,. le,; névrosfrs et les aliéuécs, cf ses différcncs modes d'ac.:tion pen<lilllt la puberté, l':"1gemùr et la ménopause. li montre eusuitc comment ces pcrvcrsions de l'intelligence peuvent faire seL1ti1·leur influence <lans la sphèrn de la YOiouté et <laus c·clle du sentiment. De nombreuses obsen·ations médicale,; montrent <lans les fl'Oubles de la Yolonté, le délire des actes (kleptomanie, pyrnmanic, dipsomanie), celui des insfiuds (nymplwmauie, monomanie-suicide), la 111auieaigui', les délires innommés, les impulsions divcr,scs telles qu'actes de ,·iolcnce, <le <lesti'uction, de furnur a\'cuglc et subite, etc. Après les troubles de la volonté, :'II. Icard étudie ceux <les sentiments et des affections, et en dernier lieu, les CODt:eptions délirantes, i<lt'.:esde désespoir, de ruine, de maladie, le délire religieux, les hallucinations, ctr. L'auteur termine son tra,·ail par des con~i<lérations sur le rùlc de la femme da11s 111 famille cl, la société; o I doit, tenir compte de l'étal mental <1ueproduit la fondion mcn,,truclle, lcciuel peut varier du simple malaise, de h simple inquii•tu<lc de Lime jusqu'à l'aliénation, à la perte complète <le la raison, en modifiant la moralité des actes depuis la simple atténuat.ion jusqu'à l'irrespon- :::.abilité al>soluc. L'étude de l\J. Je D•· Jc::tnl présente un grand intérêt au point de nie juridique. Elle montre, une foi:s de plus, combien il importe d'adapter enfin notre droit criminel aux données f'uurni<'S par la science médiralc, qui clècou\Te un malade, là où le juge voit t,·op sou,·ent un coupable, responsable et partant, ayant méritl' le chùtimcui attaché à la rc1wcssion de son C"rime ou de son délit. :\lais cc sout li des c:1,;;puremcut pathologiques, c'esi-:i.-tlirc exceptionnels, et un ne saurait C"ouclurc ainsi, des obsen·atioos faites sur de:s malades, à la généralité des individus. Certains crimin,Llistes de l'écolcanth1·opologique italienne sont arrivés à considére1· la folie comme l'état uonnal <le l'humanité. Il ~- a longtemps qu'on a dit que la Tenc était une rn:::.t.epctit.c maison. Mais c'était là une boutade de misaut.hrope et ceux qui la lan,;aient ne songeaient guère à la mettre en formules scientifiques. De~ ant.hropologistcs y sont arri,·és <·epcndant.. t\l. IcarJ, en ec qui touche la question de la femme et de· pcrturbatio11s psychiques que eertains état;; pcuYcnt. p1·0,·orlucr chez elle, me semble raisonner un peu comme ces savant,:;, quand il <lit que la femme ne saurait être admise à l'exercice des droits politiques parce qu'elle est sujeUe à des il"oubles génitaux fréquents, capalJks d'entrainer des cas de folie intcllcct.uelle et morale. Pour <[Uel,1 thèse de !li. le D• Icard fùt soutenable, il faudrait que la somme f!énérale des affections pathologi11ucs énumért'.•cs dans :::,onlin'C rùt plus considérable c·hcz la fcmnw </llC ch~,. l'homme, abstraction faite <le,scauses qui ont présidé ii leur formation. Peu importe, en effet, qu'une parLic des <lélit,s ou de,; cas de folie, de dépression morale, constatés chez la femme, doi,·cnt ,;Ire attribué:; ~1 des troubles génitaux, survenus daus ses fonctions physiologiques, ::.i la somme générale de ces cas n'est pas plus considérable que chez l'homme. Or, sur cc point, la statistique répond au sa,·ant médecin, que les femmes ont beau être prédisposées à uoc foule d'anomalies ameuées par les eauscs qu'il leur attl'ibuc, ces anomalies sont plus fréquentes encore chez l'homme que ,·hc7. la femme. On ne saurait donc tire!' argument contrn cett.e dernière des faits invoqués par notre auteur, dont l'observaLion trouYerait peut-être bien des cas, sinon scmblal)les, au moins similaires dans ia déterminai.ion des actes de ,·c1·tains hommes, déments ou criminels. La thèse de M. Ica1·<l peut donc
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