La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

::l'JO LA I\E\.UE OCI.\LISTE femme, et dans laquelle chambre ou place le patron a droit d'accè s ou de contrôle. » Les lois de l872, relatives aux mines et houillères; <le1875, concernant l'hygiène, complétèrent ces dispositions, qu'on fondit dan s la grande loi <le 1878. Cette loi <lu 27 mai 1 78 est la grande charte des travailleurs anglais. En voici les grandes lignes : Elle divise les établissements contrôlés en cinq catégories: l 0 industries textiles; 2" industries non textile ; 3° ateliers sans moteu r. mécanique ; 4. 0 ateliers n'occupant que des ouvriers ou ouvrières âgés de plus de 1 ans ; 0° ateliers domestiques où ne sont occup és que les membres de la famille. La classifleation de ces ateliers se combine elle-même avec une classification spéciale des personnes protégé0s, c'est-à dire : 1° l es enfants de 14. ans; 2° les jeunes gens des deux sexes rie 1 't à 18 ans; :3°les femmes, qui sont considérées comme ouvrières adultes à part ir de H3ans. Le FHdoi·v wid lVorlishoJJ act de 1878 réglemente minutieusement la condition du travail de ces catégories d'ouvriers, l'h ygiène, etc. Le travail de nuit est rigoureusement interdit aux pr otégés des deux sexes, les enfants ne peuvent travailler plus de cin q heures consécutives. Enfin, une loi du 25 juin 188G a encore étendu la grande charte de 187 en réglementant le travail <les employés de magasins, de boutiques, docks, bazars, cafés, restaurants, etc., catégori('s de tr availleurs livrés encore, en France et partout, aux arbitraires fix ations de journées s'élevant parfois jusqu'à dix-huit heures cons écutives. Mais cet ensemble législatif ne concerne que le travail des femmes et des enfants, et les économistes, faisant contre mauvaise fortun e bon cœur, car on a vu qu'ils repoussent à peu pt·ès complètement la protection de la femme, admettent la légitimité de ces dispos itions, qui, disent-ils, ne sauraient s'appliquer au travail <lesouvrier s adultes. D'ailleurs, cette réglementation de leur travail, les ouvrie rs anglai ne la réclament point. En effet (l'assertion ainsi formulé e est cependant au moins inexacte), les ouvriers de la Grande-Bre - tagne sont moins portés que les ouvriers continentaux a réclame r de l'État une fixation légale de leur journée de travail. Mais c'e st que les 80 ans <leluttes et d'efforts soutenus en faveur de la régle - mentation <lu travail infantile et féminin ont réJuit considérable - ment leur propre temps de travail et leur ont procuré <lesavantage s l'Conomiques <lenature à leur permettre d'engager, dans de bonnes conditions de succès, une lutte avec le patronat pour une nouvel le réduction progressive de leur journée. Tandis que sur le continen t

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