358 LA REVU.!!: SOr.IALISTE ensuitr. a J'êunené a son chifil·o 1101·111lael nomb1·e cl'houre::;de travail. Comment so rait-il c1ne malgré cela la pro<luction baisse de 20 0/0? Il y a mieux mco1·e dans les chiffl·es cités plus haut: on auµ:meute de 11 0/0 le nomlm~ d'heures <k ti·avail et la pl'oduction uc se rolè, o que de ü 1/2 0/0. Si, comme M. Vuillemin, on attri.lrnait au nombre d'heu,·es de frayai!, une influence exclusiYe sur la production - abstraction faite de la rinalité de cette heure de t1•ayail, car le mineui· ne tI·availlant que huit heures doit foumir à l'heul'e un trarnil nwillPut· qu0 celui qui ti•ayaille 10 heures - on dcHait eu conclu1·e <1ue1'augmP1ltation <lesheu1·cs cl<'tmyail a pour conséquence fol'cée une diminution l'elatiYe de la production. Au lieu donc rl'augmentrl' lr pc1·souncl, on devrait le réduire, puisque la p1·oduct.ion n'est pas en raison cle l'augmentation ùu chiffre de ce pm·sonnol. Voilà le beau raisornwmen L <l<'Gribouille qui a un instant snrpl'is ln Chambre. Encore une foi:-;,nous ne con testons pas les faits rappol'tés pa1· M. Ynillemin et citt!S pal' M. Lam·. Mais, il resso1·t des conditions mèmes ,lans lcs<1uelle:-C; <'sfaits se sont p1•oduits qu'ils ne sauraient être attribués à l'établissement de la journée ,le huit heures et qu'ils ont une cause , 1ue les ingénieurs devront chercher ailleurs que clan::-le nom·eau règlement de la jom·née. M. Laur aYait du reste pris soin cl'accurnuler les contradictions ùans son argumentation. Ainsi il faisait intervenil' l'Angletene, disant que cette puissance est indifférente <lans la question. Bn effet, en Angleterre, la <lm·ée de la jom·née <le trayail de l'omTier mineur n'est que de huit heures et la production du charbon n'en a pas souffe1·t, au contraire, puisque l'Anglete1·re bat ses concmTents. PoU1·quoidonc crairnli·e que l'établissement en France de la même journée, ait poul' conséquence de diminuer la pl'Oduction. Nous reg,·ettons pl'Ot'ondément que personne à la Chambl'e n'ait cru dernir se placer sur le tenain même ùes faits invoqués par l\l. Laur et soutenir que la limitation de la journée de trm·ail à huit heu1·es ne saurait fair(' rcdoute1· une tliminution de la production. M. Antirle Boye1·,dont l'interpellation arnit été confondue ayec celle de M. Lam·, :,;'pst ::-urt.outattaché à demander au ministre des Affair<'s éti-angr1·cs que l'<'lément omTim· iût représenté à Bel'lin. Yoici, d'aillc'm·s, los points les plus saillants tle son discours, accueilli très favorablement par la Chambre : Notre adhésion à la conférence <le Berne était acquise, et ::ious avions engagé le gouvernement à y adhérer lui-même. Mais aujour<l'hui le changement de milieu nous paraît rendre la question beaucoup plue délicate. Nous nous demandons également si, à cause du retentissement qu'on a donné à cette conférence, il était très populaire d'abord et ensuite très prudent de donner une adhésion aussi complète, aussi formelle, en raison de 1ituations que noue
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