La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

354 LA REVUE SOCIALISTE LE MOUVEMENT SOCIAL ENFRANCEET A L'ÉTRANGER SOMMAIRE LA CONFÉRENCE DE BERLIN. - ANGLETERRE: Imminente grève de 400,000 mineurs. - Facteurs. - Fin de la grève des ouvriers du gaz. - Tradunion ouvrière. - Manifeste du conseils des métiers de Londres. - LA RÉGLE\\IENTATCON DU TRAVAIL EN EUROPE. LA coNFÉRENCE DR BERLIN. - La conférence <le Berne est aban- <lonn0eet c'est à la conférence de Berlin que les 1lélégués dps diver::; pays européens convoqués se rencontreront, pour <liscuterla question de la législation du travail. Ce n'est pas sans appl'éhension que nom, envisageons la réunion de cette confél'ence et la pal't que la France est appelée a y prernlre, par l'envoi de ses rlélégués. Non que nous attachions aucune importance au fait que des délégués français vont se trouver assis, à Berlin, autour du même tapis vert avec des délégués ou des fonctionnaires allemands. Il faut toute l'incohérence d'esprit qui règne dans le boulangisme et chez quelques chauvins écervelés, pour voir dans cet acte une abdication de la France et de la République. Notre patriotisme, aussi soucieux que le leur de l'honneur du pays, élève • plus haut la clignité de la patrie. Ce n'est pas en s'isolant, en murant nos frnntières, en repoussant toute communication ayec l'étranger, arnc l'« ennemi », même - pour· pader le langage de 'certaine prl'sse, que la Fl'ance 1·econ11uerrasa place légitime en Europe. Nou:-;avons dit., dès le premie1· jour, que nous ne pouvions l'épondre par une fin de non recevoir pure et simple aux ouvertures rle l'empereur Guillaume. Parce que c'est alors, Yraiment, que la Fl'ance eût abdiqué, si elle eût répondu aux ouYcrtures de Berlin, qu'elle Re ,lésintél'essait de rechercher les moyens les plus p1·opres à améliorer le sort des travailleurs. Le ministre qui eût fait une telle 1·éponseeût renié tout le passé de la France, fait d'expansion et de collaboration glorieuse a toutes les grandes œuvres de civilisation et de pro~rès. Mais précisément, parce que nous sommes d'ayis que la France

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