La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

CORRESPONDANCE 353 depuis des milliers d'années et qu'elle est encore assez solidement constituée pour résister aux furieuses attaques d'à-présent; c'est aussi que les modes divers d'organisation de la propriété collective qui l'ont précédée ont tous disparu devant une civilisation peu avancée. » M. George ne propose pas une propriété collective du sol,mais une possess10n individuelle du sol avec propriété collective de la rente. D'ailleurs la propriété individuelle du sol n'existe telle qu'elle est aujourd'hui que depuis quatre ou cinq cents ans. Autrefoisles rentiers, les grands seigneurs, payaient de leur rentes toutes les dépenses de l'État. Par suite de lois iniques, ils ont réussi à transférer cette charge sur les épaules des travailleurs pendant qu'eux-mêmes conservent leurs rentes toujours graniiissantes. Ce fait seul explique la pauvreté qui va en s'augmentant dans la civilisation moderne. C'est l'injustice criante de notre temps.M.George signale le remède. THOMAS B. PRESTON, N. 133, rue Nic Donough, Brooklyn, New-York, Etats-Unis d'Amérique.

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