LES PRÉCUf\SEUH3 DIJ SOCIALISME MODERNE 31 gémit dans la misère. Le mal Yieut de la concurrence <le sproducteurs entl'e employeu1·s et travailleurs, le remède se1'ait dans la coopération sy tématisée ou oq.~anisation du travail,de façon i coo1·- donne1· et à régula1·isei· tous les effo1·ts. Ceci posé, l'illustre 1·éfor111atcu1·µ-allois n'a gar·de cle néglig e1· les côtés philisophiques et 1iolitiques de la. question socialt'. 'elou lui, le mal est aussi dans ces rel i;.rionsimpuissante~. qui Yenlent justiOer l'iniquité par de menteuses pron1esscs extra-tet'l 'csh·es; il faut 1lélivrer l'homrne de ces faulôrnes. La fatalité domine l 'l10111rnc; ses conYictions, ses actions nt' sont <lllP des 1·ésullats ile son 01·ganisat.ion originelle et de· in1luences ex.tél-ieures. L'i1·1·cspoHa l.Jilitéest une loi natu1·ell('. Il n'y a ni bien ni mal; il n'y a que des malatles,que des momlités souffrantes. Au culte de la pl'Oviclencese ,-ul.Jstitnecelui rlu l.Jonhem· terrestre ayant, avec ses nouvelles justices fan1iliales, polit i11ues et économiques, sa morale nouvelle r1ninous 1·enclra Lous henl 'eux, eu ayant pour base la bienveillance mutuelle. Que faut-il pour cela? 1 ° Une 1·eligion rationnelle et nai.m·ellt , t!ll i au1·ai t pou1·but la 1·cche1·che <lela vél'ité,l'étude de~ laits et tics ci1·cousta11ce~q )l'(Hlui~:,rnt le bien et le mal et,pou1· p1·e~c1·ipLionmonllele comrnanclomcut d'aimcl' ses semblables, <l'êtr, bon em e,·s lous, <lese bien gouv el'Jlc1·et <levivre heul'Cusemeut,. 2° Un gom·e1·nemen t t·atiounel, élecii f et rnpubhcain qui consacn·- raitla respon :al.Jili té socialr rt 1·(•1.del'ai t, les choses cletel le soi-le <Juo chaque membt·e de la connnunaul(· serait toujou1·s pou1·,u d es meilleurs moyens ùe consommation en tr·an\illant sQlon ses mo yens et son industrie. Du 1·estc la tàche tle chacun semit douce et f acile, vu les pro~rès scieutifiqucs et mécaniques. })ans ce système l'éducation sociale preu<lrnit l'enfant dès la salle d'asile et le façonnerait jusqu'a l',lgc <le 15 ans, 8ans recou 1·ir aux moyens coe1·citifsde l'éclucation actuelle. Le sentiment de l'énrnlation, le contentement des maîtres et ùe~cümarades, rnila pou1·les récompenses; le délaissement et le mépl'i'- des camamdes sm·aient les seuls correctifs. Ce n'est qu·apeès avoir été ainsi développé intellectuellemen t et physiquement, que l'adolescent entrerait dans l'atelier coopé nlti fou communautaire de son choix. où il ne se1·ait as ·ujetti, comp te tenu de sa vocation et de ses prété1·ences, qu'a un travail attrayan t, varié et de peu de durée, les progrès mécaniques pel'mettant, enc ore une fois, cette économie et cette meillcm·e dii'ection rle l'effol't h umain. • u De même que les systèmes religieux absurdes et que la propn'été indii,iduelle doivent disparaitre, le mariage et l'ancien l'éginw ra,milial disparaitront aussi. Et c'est pour le bien, car cotte trinité
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